Paru en novembre 2009, Le crucifiement de saint Pierre est ignoré, et pour cause. Son auteur y analyse les origines de la crise de l’Eglise et rappelle la nécessité de rester vigilant face aux prises de position de sa hiérarchie. S’appuyant sur d’innombrables écrits, il démontre que se modifie progressivement la conception de l’homme et de Dieu au sein même du monde catholique. Ainsi prouve-t-il que des infiltrations politico-religieuses panthéistes, gnostiques et maçonniques[1], œuvrent en faveur d’un syncrétisme religieux. Se développe une spiritualité globale s’appuyant sur un postulat erroné : « La nature est gracieuse », à savoir qu’elle participe de la Divinité, émane de Celle-ci. Ce qui aboutit purement et simplement à « surnaturaliser la nature » et « naturaliser le surnaturel ». L’Eglise étant progressivement assimilée à l’humanité tout entière, la pensée que l’homme est capable de se sauver tout seul se généralise :
« Tous les hommes, depuis le commencement jusqu’à la fin du monde ont été rachetés et justifiés par le Christ et par sa Croix. » (Le signe de contradiction, Cardinal Wojtila)
Affranchi du Jugement divin, l’homme s’abandonne à ses passions,
« Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. » (II Tim. 4, 3-4).
Isabelle Rivière
[1] « La gnose désigne l’ensemble des doctrines qui affirment que l’homme est de nature divine et qu’il doit parvenir à prendre conscience de sa nature réelle par la connaissance (gnose). La gnose est donc une doctrine panthéiste. En sens inverse, le panthéisme mène directement à la gnose : si Dieu est tout en tous, il nous faut prendre possession de notre nature divine, la réaliser par la connaissance vraie de la réalité, par la gnose. La maçonnerie est, pour sa part, le véhicule le plus commun dans la chrétienté des thèses gnostiques et panthéistes. Toutes ces doctrines sontnaturalistes en ce qu’elles affirment que notre nature est divine et donc gracieuse. », note 35, p.34,Le crucifiement de saint Pierre, novembre 2009, 309 p., 19 euros, ISBN 2-9509570-2-1, Editions Notre-Dame des Grâces (Jerôme Foulon, BP.19, 06340 DRAP)
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