mardi 3 août 2010

A propos de la définition de la sainte messe


Dans le journal Présent du 17 juillet 2010, l’abbé Barthe attire notre attention sur une longue note de l’abbé Cellier parue dans la Lettre à nos frères prêtres de juin 2010 et intitulée « Retour sur la propitiation » en nous rappelant  l’une des définitions les plus célèbres du Concile de Trente (Chapitre II du décret sur le sacrifice de la messe). « Parce que, dans le divin sacrifice qui s’accomplit à la messe, ce même  Christ est contenu et immolé de manière non sanglante ; lui qui s’est offert une fois pour toute de manière sanglante sur l’autel de la Croix, le saint Concile enseigne que le sacrifice est vraiment propitiatoire » S’il se fait que , si nous approchons de Dieu avec un cœur sincère et une foi droite, avec crainte et respect, contrits et pénitents nous obtenons miséricorde et nous trouvons la grâce d’un secours opportun. Apaisé par l’oblation de ce sacrifice, le Seigneur en accordant la grâce et le don de la pénitence, remet les crimes et les péchés, même ceux qui sont énormes. L’abbé Barthe nous rappelle également le Catéchisme romain, leCatéchisme de saint Pie X, l’encyclique Mediator Dei de Pie XII de 1947, qui évoque un vrai sacrifice au sens propre ». 
L’auteur fait état d’un article de l’abbé Cellier qui met en lumière une étonnante modification intervenue entre la première édition du Catéchisme de l’Eglise catholique  en 1992 et l’édition de 1997. Cette modification touche la définition de la messe et son caractère propitiatoire.
L’abbé Cellier distingue fort opportunément les trois phases dans l’affirmation ou la non affirmation du caractère propitiatoire de la messe, depuis Vatican II.
  1. une phase d’effacement du caractère propitiatoire de la messe
  2. Le numéro de 1992 on omet l’affirmation finale contenue dans la définition du concile de Trente : « ce sacrifice (qui s’accomplit à la messe) est vraiment propitiatoire » 
  3. Ce silence a été comblé partiellement en 1997  par la première édition du Catéchisme del’Eglise catholique « Ce sacrifice est vraiment propitiatoire ». Ainsi cinq ans après donc l’édition de 1997 on a corrigé très opportunément cette lacune Mais il ne semble pas que cette édition annule la précédente.
Aujourd’hui il apparaît que deux doctrines coexistent. Comme dans le cas de la messe, il existe une forme extraordinaire, qui proclame la non-abolition de la doctrine officielle de la non-abolition, et une forme ordinaire avec l’absence de formulation.
Pierre Essain

mercredi 7 juillet 2010

A manuscript found in a remote Ethiopian monastery could be the oldest illustrated Christian work in the world, experts have claimed


By Laura Roberts
Originally thought to be from around the 11th century, new carbon dating techniques place the Garima Gospels between 330 and 650 AD.
The 1,600 year-old texts are named after a monk, Abba Garima, who arrived in Ethiopia in the fifth century.
According to legend, he copied out the Gospels in just one day after founding the Garima Monastery, near Adwa in the north of the country.
The vividly illustrated pages have been conserved by the Ethiopian Heritage Fund and it is hoped that the two volumes will be made available to visitors to the monastery which is in discussions to start a museum there.
Illustrations of the saints Matthew, Mark, Luke and John are all included in the book along with what may be the first ever Christian illustration of a building, the Temple of the Jews.
The Garima Gospels, which are believed to have magical powers, have never left the monastery.
They were written on goat skin in the early Ethiopian language of Ge'ez and are thought to be the earliest example of book binding still attached to the original pages.
The earlier date given to the manuscripts coincides with Abba (Father) Garima's arrival in Ethiopia from Constantinople in 494 AD adding weight to the legend that he was responsible, at least in part, for writing the texts.
Mark Winstanley, who helped to carry out the conservation, said: "The monks believe that the book has the magical powers of a holy text. If someone is ill they are read passages from the book and it is thought to give them strength. Although the monks have always believed in the legend of Abba Garima the new date means it could actually be true."

jeudi 1 juillet 2010

Apogée du nouvel Empire Hittite


Note de voyage. Le voyage organisé en Turquie a été l’occasion de lire L’apogée du nouvel empire hittite (Les Hittites et leur histoire de Jacques   Jacques Freu et Michel Mazoyer, Paris, 2010).
L’ouvrage consacré par Jacques Freu et Michel Mazoyer qui ont travaillé sur les lieux mêmes où ont vécu les habitants de cette prestigieuse civilisation si éloignée dans le temps (1800 avant Jésus- Christ) et pourtant si proches par les préoccupations que nous partageons encore avec eux, suscite notre admiration.
Nous ne noterons ici que quelques éléments qui nous  ont interpellés en tant que Chrétiens. Voici quelques points convergents entre la religion hittite et la religion chrétienne, que nous relevons en toute naïveté au cours de notre lecture. 
Les offrandes
La place importante du pain et du vin.
A la page 392 de cet ouvrage nous pouvons lire « il rompt trois pains blancs de sacrifice, avec un rouge au milieu... Il les place sur la table du Dieu de l’Orage ». Le Christ va utiliser le pain qui occupe  toujours une  place importante au cœur de l’existence humaine pour nous attirer à lui, et en lui, par la transsubstantiation qui manifeste la présence vraie, réelle et substantielle de sa personne. Dans les textes qui vont de la page 390 à 393 le mot pain est récurrent, de même que dans les  passages précédents.  
«  Le vin est assimilé au sang du dieu. On boit au cours des sacrifices le sang du dieu. Littéralement on boit le dieu ».
« Le sacrifice sanglant permet la réconciliation entre les dieux et les hommes et une symbiose entre eux ».
Ces deux constatations faites par Michel Mazoyer nous font penser à la profondeur de l’institution eucharistique. Le pain et le vin utilisés  dans le domaine sacré par les Hittites, nous montrent l’étonnante maturité spirituelle de cette civilisation. La prière qu’ils adressaient à leur dieux manifestait une intuition pour dialoguer avec l’invisible qui nous émeut. « Une certaine forme de monothéisme voit le jour. » nous fait remarquer Michel Mazoyer.
Les hittites étaient profondément religieux et leur liturgie était très soignée. Leurs racines plongeaient elles aussi dans le  Ciel  et le dialogue qui s’était établi avec les dieux  passait par la prière qui n’était jamais négligée car ils avaient  conscience que sans les dieux ils ne pouvaient rien faire. Cela nous donne à penser que ces hommes étaient déjà en marche vers l’étoile qui allait guider les mages.  Ainsi nous pouvons lire « Moi, j’ai justement trouvé refuge chez le Dieu de l’Orage, mon maître, et il m’a maintenu en vie ! » page 402
« Entre les dieux et les hommes, l’amour et la tendresse occupent une place essentielle »  souligne Michel Mazoyer. A la page 328 nous retrouvons cet aspect dans les phrases qui suivent « Et plus j’ai grandi, plus j’ai éprouvé la pitié de mon dieu et sa sagesse en toute chose ». L’amour et la tendresse ne sont certes pas non plus absents dans le passage sur l’intercession que nous allons évoquer.       L’intervention d’un intercesseur  Page 394  « si tu parles favorablement aux dieux et que tu sauves ton serviteur , que tu accordes de longues années , mois et jours , je viendrai et je ferai exécuter une statue en argent aussi grande que Hattusili,  avec sa tête ,ses mains, et ses pieds en or , que je pèserai séparément »   Nous sommes bien ici en présence d’ une prière de demande que les croyants font encore aujourd’hui, pour obtenir l’intercession d’un saint, et nous voyons mieux comment la révélation  a transfiguré  la dimension religieuse, innée chez l’homme.
Le recours aux matériaux précieux est la marque de leur éternité. De la structure même de cette prière se dégage l’essentiel de la vie spirituelle que la révélation chrétienne viendra enrichir d’une manière sublime. Les mots prennent  une certaine dimension  poétique, car ils évoquent des métaux précieux tels que l’or, l’argent, toujours utilisés pour solenniser les grands moments de la vie cultuelle dans l’Eglise. Nous saluons au passage la traduction des textes hittites, un exercice auquel les auteurs ont apporté un soin particulier pour nous faire goûter à la qualité de ces textes restés inconnus pendant des siècles, jusqu’en 1915 !
Les Hittites avaient le sens de l’éternité. C’est pourquoi ils construisaient leurs villes sur la pierre pour qu’elles ne meurent pas. Cela nous fait penser aux paroles du Christ qu’il a adressées à Pierre « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Par ailleurs, les Chrétiens ne sont pas comparés à des pierres vivantes ?
La notion de bien et de mal si importante pour le maintien d’une civilisation était présente. Nous pouvons le constater dans le passage suivant page316  « Dieux mes maîtres, accueillez ces paroles que j’adresse uniquement comme plaidoirie aux Dieux, et qui sortent  de ma bouche d’homme »et un peu plus loin « Dieux, mes maîtres, accueillez ces paroles que j’adresse en guise d’excuse aux dieux »   Les mots eux-mêmes dans ce court passage, constituent un appui ferme pour demander le pardon en la personne d’un humble avocat  afin de réparer le mal.  Nous pensons à l’Esprit-Saint, puissant défenseur  et avocat promis par le Christ.
Les mots chez les Hittites  étaient utilisés  avec soin et respect alors que trop souvent dans notre société de consommation les mots sont dépréciés. Ils savaient qu’avec les mots de leurs prières adressées aux dieux, ils pouvaient communiquer avec efficacité, pour résoudre les problèmes de leur existence. Nous pouvons lire à la page 394  «  La parole semble dotée d’une valeur magique. On répète la prière le nombre de fois qu’on le juge nécessaire.  »  
Il y a quelque chose de permanent dans la vie spirituelle de l’homme qui s’émerveillera toujours, comme l’ont fait les Hittites, sur le sens du beau et du vrai avec les symboles dont nous pouvons apprécier la correspondance d’une civilisation à l’autre sans tomber dans l’erreur qui constituerait à dire que le christianisme est une évolution naturelle des religions environnantes.
La lumière de la révélation nous fait davantage respecter et comprendre ces grandes civilisations dont la dimension religieuse occupait une grande place. D’aucuns pensent que c’était une représentation naïve et primaire du monde, sans se rendre compte que leur religion était l’élément moteur de leur  riche civilisation à la recherche de la vérité.  
A la lumière de la révélation, nous mesurons l’aspect novateur de cette grande civilisation dont on n’a pas fini de découvrir toute la richesse, et nous recommandons la lecture de ces ouvrages qui nous permettent de considérer le passé de cette ancienne civilisation différemment.  
Christian Bac    

lundi 28 juin 2010

The muslim past


By MAX RODENBECK

    FAITH AND POWER
    Religion and Politics in the Middle East
    By Bernard Lewis
    208 pp. Oxford University Press. $24.95

     MUHAMMAD AND THE BELIEVERS
     At the Origins of Islam
     By Fred M. Donner
     Illustrated. 280 pp. The Belknap Press/Harvard University Press. $25.95

In the United States, a country saturated with instant punditry, serious scholars rarely attain celebrity as public intellectuals. Yet Bernard Lewis, a professor emeritus of Near Eastern studies at Princeton, has long radiated influence far beyond his specialization in Ottoman studies. A friend of Henry Kissinger and a mentor to subsequent cohorts of conservative policy makers, Lewis arguably has done more than any Mideast expert to mold American attitudes to the region. 
His latest book, “Faith and Power,” a collection of essays, lectures and speeches from the past two decades loosely linked to the theme of relations between Islam and the state, reminds us why. Lewis is a fine writer, with a commanding authorial voice that sweeps magisterially across the ages. His linkage of diverting historical anecdotes to pressing current issues and his skill at contracting complex ideas into clever apothegms do much to explain his appeal to politicians in search of a punchy quote. 
Here, for instance, is Lewis contrasting political structures at home and abroad: “In America one uses money to buy power, while in the Middle East one uses power to acquire money.” Even a subject as vexed as the search for Arab-Israeli peace boils down to this satisfyingly pithy formula: “If the conflict is about the size of Israel, then long and difficult negotiations can eventually resolve the problem. But if the conflict is about the existence of Israel, then serious negotiation is impossible.” 
Such distillations can be salutary, but may also prove dangerously reductionist. Take Lewis’s remark that democracies do not make war, and dictatorships do not make peace. This glib elaboration of a neoconservative mantra is easily challenged. The strongmen who ran Grenada, Panama and Iraq may have been bad guys, but there is no disputing that it was the United States that attacked them, not the other way around. The Egyptian dictator Anwar Sadat made peace with Israel, not the democratically elected Hamas party. 
Yet Lewis blithely hoists his rhetoric to even more contentious heights. Like Nazi Germany and Communist Russia, he asserts, Middle Eastern dictators need war to justify their tyranny. This means peace will come only with their collapse or their defeat. In other words, democracies must clobber every dictator. And that’s not all. Giving a more specific nudge to policy makers, Lewis pretends to have discerned “deep roots” of democratic traditions in Iraq and Iran, of all places.
Democracy might easily prevail there, he opines, and inspire others in the region, “given the chance.” 
It might be argued that it is hardly Lewis’s fault if some in the Bush administration took such expert advice a little too literally. Yet Lewis himself makes his intentions pretty clear in another essay:
“Either we bring them freedom, or they destroy us.” 
The quaintly missionary idea of “bringing freedom” to benighted peoples may simply betray Lewis’s age: he was born in England in 1916, in the already waning glory of the British Empire. But the shrill alarmism jars with his repute as a historian whose most notable contribution has been to chronicle the relative decline of Islam in the past three centuries. It is a fair judgment to say that the four-fifths of the world’s people who are not Muslim appear in no immediate or even distant danger of extinction at the point of a scimitar. 
If it were only the present that Lewis perceived through a gently distorted mirror, this might not detract from his distinction as a historian. But he gets the past subtly wrong, too, often by omitting vital context. He says that when the Arabs rejected the partition of Palestine in 1947, it was simply because they refused to accept having a Jewish state next door. Yet Arabs were not alone in questioning the United Nations plan to allocate 56 percent of Palestine’s territory to a minority consisting mostly of recent immigrants, which made up barely a third of the population and owned just 7 percent of the land.
Greece, India and Cuba, among others, also voted no, while China, Ethiopia, Colombia, Chile and Mexico abstained. The overriding motive of all these doubters was presumably not bigotry, as Lewis implies, but concern about Palestinians’ rights. 
Modern history may not be Lewis’s forte. Yet even regarding older eras, his views sometimes seem at odds with those of another distinguished historian. Fred M. Donner is a professor of Near Eastern history at the University of Chicago. His new book, “Muhammad and the Believers,” is a learned and brilliantly original, yet concise and accessible study of Islam’s formative first century. 
Western historians have tended to ascribe the astonishing success of the new faith to external factors, like economic and political conditions in seventh-century Arabia. Donner persuasively returns the faith itself to centrality. Equally convincing is his well-documented assertion that Islam, at its origins, was rather different from the religion later understood by either its practitioners or by non-Muslims.
This more sophisticated reading of history explains Islam not as a static doctrine, but as one that evolved from an ecumenical, syncretic, pietist and millenarian cult into a more dogmatic and exclusivist faith. In contrast to Lewis, who depicts Islam as aggressive from the start, Donner shows that contemporary followers of other religions initially, and perhaps even for several generations, regarded Islam as an open-minded and not specially threatening movement with universalist aspirations. A Nestorian Christian patriarch writing to a bishop in A.D. 647 testified not only that his new Muslim rulers were peaceable, but also that they honored priests and bestowed monasteries with gifts. An Armenian bishop recorded around A.D. 660 that the first governor of Muslim Jerusalem was Jewish. 
The documentary evidence suggests that the term “Muslim” came into common use only in the eighth century. The earlier word, “Believers,”described a community that embraced many faiths. gain in contrast to Lewis, Donner shows that while the theocratic leanings of Islam make it seem different from other monotheistic faiths today, at the beginning they merely perpetuated the models of the contemporary great powers, Christian Byzantium and Sasanian Persia. Over time, as Donner shows, doctrinal and dynastic divisions among the Muslims created a need to enforce orthodoxy, rendering Islam more distinct from other faiths and hardening its boundaries.
Indeed, it was Muslim historians themselves, writing only after this process was well under way, who began to portray Islam as having been doctrinally rigid from the start. The Muslim triumphalism that Lewis discerns, it seems, was largely introduced in retrospect, to explain the seemingly miraculous spread of the faith as a result of heavenly favor. Donner’s explanation of the process by which Muslims came to define themselves is both fascinating and enlightening. Surely, this kind of subtle understanding of how history works comes closer to the truth than Lewis’s lapidary pronouncements from on high.

Max Rodenbeck is the Middle East correspondent for The Economist.

samedi 26 juin 2010

What do we really know about the crucifixion of Jesus?


The many different accounts of the crucifixion of Jesus find little support in historical sources. The reason is that antique sources generally lack descriptions of crucifixions, says Gunnar Samuelsson, University of Gothenburg, Sweden, who recently finished his doctoral thesis on the topic. 
Encyclopaedias, monographs and bible commentaries generally agree on the type of punishment Jesus had to endure on Golgotha in Jerusalem.
There is an ample amount of very colourful accounts of crucifixions in the literature, and researchers from all kinds of disciplines seem to endorse them.
'The problem is that descriptions of crucifixions are remarkably absent in the antique literature,' says Samuelsson. 'The sources where you would expect to find support for the established understanding of the event really don't say anything.' 
The 400 page thesis offers the reader samples of antiquity's most terrifying texts and gives examples of mankind's amazing resourcefulness in terms of mind-boggling cruelty against fellow human beings. Samuelsson has studied the available ancient Greek, Latin and Hebrew/Aramaic literature all the way from Homer to the first century A.D. While the texts indicate a vast arsenal of suspension punishments, they do not say much about the kind of punishment the Christian tradition claims Jesus was forced to endure. 
The thesis shows that although the studied texts are full of references to suspension of objects and the equipment used to this end, no reference is made to 'crosses' or 'crucifixion'. Samuelsson therefore concludes that the predominant account of the destiny of Jesus is not based on the antique texts, but rather on for example the tradition of the Christian church and artistic illustrations. 
'Consequently, the contemporary understanding of crucifixion as a punishment is severely challenged. And what's even more challenging is that the same can be concluded about the accounts of the crucifixion of Jesus. The New Testament doesn't say as much as we'd like to believe', says Samuelsson.

vendredi 25 juin 2010

Christian de Duve, de l’Académie des sciences : Génétique du péché originel (1/2)


L’agenda littéraire de Jean Roulet


Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre Génétique du péché originel, propose une précieuse initiation aux données sur l’origine de la vie et son évolution, et une introduction à la génétique moderne en développant une thèse en lien avec le mythe du péché originel. Une fable porteuse de sens et même d’une surprenante intuition. Jean Roulet a lu pour nous cet ouvrage et le présente en deux émissions dont voici la première.
L’incertitude qui pèse sur l’avenir de l’humanité ne serait, selon Christian de Duve, membre associé de l’Académie des sciences, professeur émérite à l’Université catholique de Louvain et à l’Université Rockefeller de New York, que l’héritage négatif de la sélection naturelle. Ce mécanisme découvert par Darwin n’a cessé, tout au long de l’évolution, d’imprimer dans les gènes une aveugle propension à privilégier le progrès immédiat sans égard pour la gestion de l’avenir. C’est ainsi que la forme de vie la plus élémentaire a pu se diversifier jusqu’à produire l’arborescence des espèces jusqu’à la fulgurante domination de l’espèce humaine.
Partant de ce constat, Christian de Duve s’interroge sur le poids d’un tel héritage. Ce qui a fait le succès de l’humanité menacerait aujourd’hui de précipiter sa perte. Il y voit une métaphore du péché originel. Cette faille appelle une rédemption qui ne peut venir que de nous.
Au-delà de sa thèse, ce livre constitue une précieuse initiation à la génétique. Il s’adresse à un large public de non spécialistes et débouche sur une réflexion quant aux possibles mesures pour éviter la catastrophe.
Une histoire de la vie
Des premières bactéries jusqu’à l’homme, sur plus de trois milliards et demi d’années, l’histoire de la vie est celle d’une longue évolution dont Christian de Duve se fait le conteur.
La génétique nous l’enseigne, chaque espèce détient dans ses gènes l’information nécessaire à sa reproduction. Sans erreur de recopie cette information serait immuable et l’espèce ne pourrait se reproduire qu’à l’identique.
Les erreurs de transcription sont rares. Elles correspondent aux phénomènes dits de mutation par quoi une espèce a la possibilité d’évoluer. Darwin a montré que la sélection naturelle favorisait les mutations les mieux adaptées à l’environnement et aux possibilités de reproduction. Il y va de la survie d’une espèce et de sa domination.
L’auteur fait le point des connaissances quant à l’origine de la vie, à l’évolution et à ses mécanismes. Il explique, par exemple, la structure de la molécule d’ADN et à son mode de transcription. Il nous initie au domaine aujourd’hui incontournable de la génétique moderne, aux notions qu’elle aborde, à ses découvertes, à leurs applications, aux débats qu’elle engage et aux perspectives qu’elle ouvre.
Cette émission couvre la partie de l’ouvrage qui relate le récit de la vie jusqu’à l’apparition de l’homme. Une autre émission sera consacrée à l’histoire de l’Homme et aux mesures proposées par Christian de Duve face aux dangers que court l’humanité.
En savoir plus :
Professeur émérite à l’Université catholique de Louvain et à l’Université Rockefeller de New York, Christian de Duve est prix Nobel de médecine en 1974 pour la découverte des lysosomes et desperoxysomes. Il a été élu membre associé étranger de l’Académie des Sciences en 1978.


mercredi 16 juin 2010

Controverse sur le mot "barbare"


Una versione della barbarie nei concetti dell'estetica.

 C'è un collegamento logico e storico tra l'insorgere  della paura dell'alienazione barbarica e la storia dell'estetica filosofica?
Assediati da brutture di ogni tipo ho pensato di percorrere il cammino che  ci ha condotto all'attuale configurazione  de-formata  delle arti.
1. Il mondo antico dal quinto secolo fino a San Tommaso d'Aquino e Dante ha sempre collocato la bellezza tra le più alte forme di partecipazione alla Bellezza increata di Dio. La bellezza che splende  nella creazione divina secondo la sacra Scrittura , era nella Poetica di Aristotele un'imitazione della natura ,tanto che lo stessa rappresentazione delle passioni umane doveva sempre produrre una catarsi nell'affermazione del vero e del bene come equilibrio delle virtù etiche e dianoetiche.
Per Platone l'arte imita la natura ma tende a raggiungere le idee divine delle cose stesse. Nella sua ideale repubblica gli artisti che rappresentano le passioni umane  senza l'eros ideale sono da bandire.
Giunse così a Roma e al cristianesimo latino questo patrimonio filosofico che fece collocare il bello come uno dei trascendentali,con  l'unità senza contraddizione del molteplice, la verità e il bene,in cui logicamente si converte l'Essere di ogni ente creato. In questo quadro concettuale essenziale le arti trovavano una collocazione nell'armonico quadro della partecipazione dell'uomo all'opera creativa di Di e alla sua stessa vita divina .Gesù era la sapienza e la bellezza umana perfetta unita perfettamente a Dio.
2.Il mondo moderno ,che possiamo collocare nel percorso dall'umanesimo all'idealismo e positivismo,tenderà a contenere la Bellezza delle arti nel limiti dello sviluppo dele potenze umane. La fase umanistica e rinascimentale cercava di ristabilire l'antichità classica fuori delle forme sacrali medioevali.
Ma non staccò ( come se fosse possibile!)subito i sentimenti dai concetti, né subito inverti in opposizione di contrari la logica della non contraddizione. In essa si esibisce in bellezza ,la potenza come  materia normata dalla forma che si rappresenta in concetto della mente , e che risale alla Forma delle forme ,che è Dio, Atto puro di ogni potenza .E' il cantico perenne delle creature.
Ma il pensiero detto moderno,già con razionalisti ed empiristi,decurtò la conoscenza e fruizione intellettuale del creato alla pura rappresentazione mentale di idee chiare e distinte o percezioni , rendendo così impensabile l'accesso al reale delle forme e al loro Creatore. Ma la stessa materia in sé veniva privata della potenzialità di essere in-formata, riducendosi al materiale percettivo o mentale e al gioco del linguaggio del varie varie arti,in puro arbitrio a causa della sua pura simbolicità irreale. Nell'Enciclopedia degli Illuministi rimane solo la rappresentazione si  ribalta l'impianto tradizionale. Ma se  le scienze sperimentali  dovevano  necessariamente ,anche se parzialmente ,tener conto  della realtà ,nelle arti e poi anche nei mestieri s'introdusse il diritto inviolabile al  puro lavoro simbolico su materiali fantastici, e sulle ribollenti passioni,sottratte a realtà ,ai concetti e a Dio somma Bellezza.
3.L'apoteosi romantica aveva accompagnato e idealizzato l'eruzione dei vecchi spiriti barbarici domati dalla chiesa medioevale e dall'impero romano-cristiano in occidente e in oriente. Dai crudeli feudatari tedeschi di Lutero, alla decapitazione di Carlo X da parte di Cromwell era iniziata con l'eresia dissolvitrice dell'unità della Chiesa,la lotta ai sovrani cattolici. dalla rivoluzione francese fino allo zar dell'oriente ortodosso già scismatico da Roma. Gli stati barbarici nobilitati dal cristianesimo medioevale riprendevano l'effimera vita. Insorgeva , dal ventre molle delle nazioni,in forma pagana e satanica, una “tradizione” negatrice della ragione nella versione ebraico -cristiana della classicità greca e romana.I fatui e venduti intellettuali ieroduli della borghesia gnostica prima e delle burocrazie parassitarie poi, evocavano i demoni dall'inferno. Prorompevano i corpi massificati e ideologizzati ,senz'anima-forma,del proletario stakanovista delle parate, dei kolkos e dei gulag ,antinomizzati con le parate,la mitologia celtica e i forni dell'universo concetrazionario nazista.La seconda guerra mondiale li mise in lizza in furia distruttiva ,chiusa con prima atomica americana.
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Ben presto dai corpi ideologizzati si passò alle deformità deliranti delle estetiche amorfiste ,apoteosi della bruttezza negatrice delle forme impresse dalla Bellezza sostanziale.
L'islam ricacciato nei deserti e nella pirateria da Poitiers, Lepanto e  Vienna ,si era acquattato nella depressione servile fino alla comparsa del petrolio dagli abissi. Il massone Atataurk laicizzava a la Turchia abolendo califfato e sogno imperiale ottomano che deformò a moschea e poi a museo la chiesa di santa Sofia e profuse arabeschi senza figura umana,angelica o cristica. Era la Negazione-religiosa e politica violnta- della creazione e della divinità di Cristo vero Dio e vero uomo, venuto a donare la vita divina.
Ecco nelle sue radici filosofiche e politiche la legittimazione del diritto alla  bruttezza, allo sgorbio ,la negazione di ordine e misura della figura nelle arti..L'operazione fu facilitata dall'enfasi romantica del sentimento ,che l'idealismo aveva reso nobile nel suo slancio prometeico di furto del fuoco degli dei. E altro sostegno venne dal progresso delle scienze entrate nella rivoluzione tecnica dell'industria . La forma borghese delle merci, offri infatti alla bruttezza l'altra nobilitazione ,il progresso capitalistico.
4.La bruttezza guadagnò ancora  l'ipocrita tutela della teoria dell'arte come puro arbitrio simbolico del sentimento del soggetto. “Essa dev'essere” liricamente puro”, libero da ogni legame trascendentale con vero ,uno e bello e ancor meno essere Cosi ,nell'Italia di San Tommaso d'Aquino,solennemente vaticinò, alle menti eccitate dalla libertà della libido perversa e polimorfa rinfocolata da Freud , don Benedetto Croce,maestro indiscusso della cultura letteraria  e di  ogni arte senza distinzione di generi. Gramsci trasmise alla prassi comunista, di egemonia culturale ,la lezione crociana. Nacque e si affermò nella cultura italiana delle cattedrali, di Dante e di Manzoni,di Giotto e del beato Angelico,il prorompente diritto alla bruttezza ,allo sgorbio,all'illogicità nel ripudio violento e cinico della Bellezza della creazione divina. Si doveva sostituire il divino con l'uomo materia senza forma di Marx, l'animale onni.potente di Nietzsche, a sinistra e ..destra.. Mentre infatti si si affermava come rivoluzione di sinistra con la rivoluzione russa, prorompeva anche nella reazione neopagana del  nazismo, la forma anticristica che assumeva l'umanesimo antropocentrico e il razionalismo-empirismo illuminista. Col romanticismo veniva introdotto in una autodivinizzazione che condusse a una svolta catastrofica. Dall'arbitrio soggettivo dell'umanesimo si passava all'enfasi autodivinizzatrice. Il diritto alla bruttezza dal quattrocento al settecento era pronunciato come arbitrio del simbolismo del materiale percettivo-immaginativo-mentale delle arti. Con l'ottocento romantico tale arbitrio simbolico si proponeva come divino e assoluto, come nella scienza e nelle merci la borghesia realizzava la sua idea di progresso sociale e civile, senza alcun vincolo con la visione divina del disegno creativo e della divinizzazione in Cristo..Anzi a sostituzione di quel progetto cristico di divinizzazione.
Il diritto alla bruttezza e allo sgorbio diveniva cosi un moto di evocazione satanica,una rivoluzione che doveva oscurare Dio come Bellezza e come Re dell'universo e della vita delle nazioni cristiane. Il movimento anticristico  si mosse in ogni campo, giungendo a maturità nell'epico scontro della seconda guerra mondiale.
5.Fino a quel momento inflessibile sulla Roccia di Cristo era rimasta la Chiesa cattolica che da Pio IX a Pio XII contrastò in forme più meno consapevole e argomentato l'assalto dei demoni modernisti. Difese la bellezza della sua liturgia e dei suoi templi nella dura disciplina dei riti ordinata dal concilio di Trento già all'inizio degli assalti alla verità e alla bellezza della vita ecclesiale e delle arti ammesse al culto. Unica la Chiesa cattolica difese il realismo conoscitivo, la tradizione del metodo tomistico, il principio di non contraddizione,prima ferito dall'apriorismo kantiano e poi sepolto dalla dialettica hegeliana e marxiana. La sana ragione fu ancora difesa   nella chiesa cattolica dall'assalto dell'irrazionalismo che figliò dal delirio dialettico idealismo e materialistico,privata della base logica della non contraddizione. In questo quadro logico ,sociale e e politico , anticristico, proruppe la furia infernale della bruttezza delle arti sottratte alla forma del bello e alla sua convertibilità con ,unico,vero e bene nell'Essere. Ma la tragedia si faceva singolare quando dopo Pio XII cadde la difesa logica ed estetica della sana ragione anche nelle menti e nei cuori di prelati che condussero il popolo orante tra le sabbie infide dello “spirito conciliare.” Primo colpo inferto alla sana ragione della filosofia perenne , fu la relativizzazione del realismo tomistico, nella babele dei metodi moderni nella stessa impostazione dei testi. Poi subito dopo,ci fu l'irruzione del diritto alla bruttezza nella liturgia,iniziò lo sfiguramento del sacrificio incruento che il corpo mistico di Cristo compie in obbedienza al” Fate questo in memoria di Me”  del nostro Re. Non siamo più solo allo sgorbio umano. La storia della bruttezza dilaga diabolicamente nel tempio stesso di Dio.Fino a quando ,Signore ?
.6.Ma la Bellezza di Dio si erge maestosa e invincibile nei cuori del resto fedele ,la chiesa una e santa,cattolica, che attende la nascita dei figli di Dio .Da essa , corpo mistico di Cristo,si leva il cantico che non morrà. Non c'è e non ci sarà nel Regno alcuna morte dell'arte preconizzata dai teosofi e teologi della bruttezza. Nel tempo il gusto della sana ragione   eviterà la tristezza degli usi deformanti del potere simbolico della mente. L'inferno distruggerà nella memoria degli empi le brutture delirate . La risurrezione,dopo la remissione dei peccati, mostrerà il vero cammino progressivo delle arti .
Peppino Orlando.  giugno ,2010-Genova

vendredi 4 juin 2010

Soupçon du Sundep : l'Église ne voudrait-elle pas redonner une orientation catholique aux écoles privées ?


Un syndicat de l’enseignement privé, le Sundep, Syndicat unitaire national démocratique de l’enseignement et de la formation privés, soupçonne l’église de vouloir redonner une orientation catholique aux écoles privées.
Le site d’information sur les métiers de l’enseignement privé précise depuis peu que sa spécificité «se traduit par le lien entre l’enseignement, l’éducation et toute la personne, et la proposition d’un sens de la vie éclairé par l’Évangile». Cette dernière précision a fait bondir les responsables du Sundep.
«L’affirmation est désormais très nette», considère Denis Nicolier, du Sundep Bretagne. Il y voit une «volonté de l’Église de redonner une orientation catholique aux écoles privées». Denis Nicolier s’appuie, pour le démontrer, sur la circulaire du 5 mai 2009 rédigée par deux prélats de la Curie romaine. Ils indiquent que l’enseignement et l’éducation doivent être fondés «sur les principes de la foi catholique et dispensés par des enseignants choisis pour l’exactitude de la doctrine et la probité de leur vie». Le syndicat y voit une discrimination à l’embauche. 
Nous tenons toutefois à les rassurer, pour le moment tout va très bien.

mardi 1 juin 2010

Una teoria del sacrificio come capro espiatorio regolata dal diritto contro la violenza del male nella società,perverte tutti i concetti della Rivelazione biblica..


Correzione di Jean-Michel Maldamé," violence des religions" ,in  cahier 2-DISPUTATIO,pp.119-148,éd. FrancoisXavier de Guibert,30 mai-2010,Paris.

Revisione, rettifica,integrazione e risistemazione di lunghe considerazioni sul tema del sacrifico da eliminare dalla teoria della messa e dall'opera di Gesù.
 Dati essenziali della dottrina del sacrificio di Gesù, vittima innocente del peccato dell'uomo a seguito degli  angeli ribelli al disegno dell Padre.
1.Il peccato ,come scienza del bene e del male offende Dio,Bene sommo.
2.Il peccato non colpisce la vita divina ma colpisce a morte la vita di naturale amicizia  dell'uomo oltre che degli angeli..con Dio Creatore.
3.Viene violato il diritto di Dio e  il disegno di divinizzazione di  Dio confronti dell'uomo e la grazia d'amicizia angelica.Il Signore rimette il debito in conoscenza ed espiazione, ma realizza per chi accoglie il suo Spirito la divinizzazione.
4.Il Signore rivendica i suoi diritti e vuole salvare angeli e uomini dal disastro provocato.
5.Solo la vittima del male e la sua innocenza possono adeguatamente affrontare il  male,per diritto e per potenza di vittoria.
6.Dio si fa uomo in Gesù ,venuto per distruggere le opere di satana e dei suoi seguaci,ristabilire la giustizia violata,condurre a perfezione il piano di divinizzazione dell'uomo volutodal Padre
7.Gesù conduce vittoriosamente tutta la lotta fino alla morte e all'inferno,dove non può essere trattenuto e da dove libera i prigionieri dopo la loro espiazione resa feconda dalla sua di vittima innocente e onnipotente.
8.Gesù dice ai discepoli di fare una comunione fraterna e pasquale di liberazione dal male e di comunione con Lui,continuando nel tempo la partecipazione-rimessi i peccati- al suo sacrificio innocente per vincere i mali del loro tempo."fate questo in memoria di Me".
9.La comunione con Lui è possibile solo se si esce dal peccato,da lui rimesso : Giuda non può partecipare alla comunione con Gesù che tradisce.
10.Chi pensa Gesù presente in certi riti è come se lo volesse presente davanti a Pilato,al sinedri o tra guardie pretoriane, deriso,sputato, in croce.O almeno incluso nel covo degli idoli e dei demoni.
11,Il peccato offende,ferisce e crocifigge di nuovo Gesù nel suo corpo mistico,la sposa santa.
11. La sposa è dello Sposo .
12.Essa non  è,pur nelle tentazioni della storia, la prostituta dei demoni e degli empi della false religioni,che la contrastano e perseguitano.La chiesa mondana  si è data a satana che ha acquisito diritti. Solo Dio che è da satana derubato può abolire il riscatto dovuto per i suoi prigionieri.

Le e opinioni lungamente esposte da Jean-Michel Maldamé esimio teologo domenicano di Tolosa, sulla scorta di teorie del sacrificio elaborate  da R.Girard confondono la collera di Dio contro il male e per amore con  lo spirito di vendetta  umano ,delle società che ritualizzano nel capro espatorio la lotta contro la violenza..
L'ira e la vendetta di Dio sono giustizia e misericordia verso la libera creatura che si procura errori, mali e morte-scienza del bene e del male. Solo  l'Innocente  ,Dio,vero ,  buono e onnipotente facendosi uomo innocente può sconfiggere- al modo di Gesù-  menzogna e male e realizzare il  disegno del Padre,di  sviluppo umano e di divinizzazione gratuita,per nuova terra e nuovi cieli-distintamente per chi ha rifiutato lo Spirito santo-dove abita stabilmente la giustizia .Questa è la carità di Dio.
Peppino orlando 2 Peppino Orlando