Alain Finkielkraut évoquait la personnalité et l'oeuvre de
vendredi 14 mai 2010
jeudi 13 mai 2010
Controverse sur le mot "barbare"
A propos de la barbarie des Vikings
BOYER, Régis, Le Christ des barbares : le monde nordique (IXème-XIIIème siècle), Paris, 2007. ISBN 9782204027663. 23, 10 euros
L'ouvrage écrit par le professeur Boyer est inscrit dans la collection Jésus depuis Jésus desÉdition du cerf qui a pour projet d'étudier l'image du Christ dans de nombreux peuples à travers l'Histoire. Dans le cas viking, c'est la perception du Christ qu'ont eu les Scandinaves, mais au delà de cela, les relations entre Païens et Chrétiens, la victoire du christianisme et ses raisons.
Régis Boyer tord le cou à l'idée du sauvage Scandinave rapporté par une lecture naïve des auteurs chrétiens carolingiens. Le « barbare» est en réalité un fin homo religiosus. Les croyances des Scandinaves sont complexes, et un fait central de la démonstration de l'auteur est que la religion viking « s'adresse à l'ici et au maintenant » : les dieux sont adorés parce qu'ils sont efficaces. Loin d'être des barbares sanguinaires, les Germains du Nord aspiraient à la paix et aux bonnes relations sociales. Leur religion est tout à fait à cette image : le Scandinave adore les dieux de ses aînés, mais reste tolérant.
Le professeur Boyer rappelle que les Germains du Nord entretenaient des relations commerciales avec le monde chrétien dés le VIème siècle. Les diverses missions, les contacts avec les Celtes ou les Carolingiens, et l'obligation pour les païens de recevoir la primosignatio pour commercer avec les Chrétiens, acclimatèrent les Scandinaves à l'image du Christ.
En parallèle de ces relations, le professeur Boyer démontre l'existence de structures religieuses communes entre les deux religions. Par exemple le dieu Baldr rappelle fortement le Christ : un dieu jeune, beau, aimé de tous et qui règnera sur le monde après sa destruction.
Malgré tout un concept fondamental de la religion chrétienne reste totalement étranger à la pensée religieuse scandinave : le repentir et le pardon. Un dieu réclamant d'aimer son prochain, de se repentir de ses péchés, et de pardonner est quelque chose de totalement nouveau pour les Germains du Nord qui étaient des hommes de loi et de droit (ce qui bien entendu n'exclut pas l'amour). Ceci dit on comprend mieux comment s'implanta le christianisme. C'est en grande partie par le biais de la politique que la conversion se fit chez les Germains du Nord. L'accession à des terres dans l'empire carolingien était soumise au baptême. Les relations commerciales et politiques avec l'empire étaient facilitées par la conversion ou du moins la primosignatio.
Les rois convertis furent également les vecteurs de l'intégration de la Scandinavie à la Chrétienté. Saint Olafr de Norvége fut ainsi un formidable évangélisateur.
Mais le Christ fut apprécié également pour sa puissance, ce qui en premier lieu lui permit d'être adopté comme un des dieux des vikings.
Cette intégration prit ensuite lors de la conversion du Nord la direction opposée. Les dieux scandinaves furent intégrés à la religion chrétienne en tant que saints. Ainsi Saint Michel est-il proche d'Odhinn, ils sont porteurs de lances, psychopompes.
Le Christ lui-même fut sujet à adaptation culturelle, la plus intéressante et émouvante est celle en tant que dreng gódr, le bon camarade altruiste et de qui vient tout aide. Du fait de son omniprésence, il est le dieu le plus puissant et sur qui on peut compter.
mercredi 12 mai 2010
Women’s Lives in Biblical Times
By Jennie R. Ebeling
T&T Clark International
ISBN 9780567196446
192 pages
$32.95 paper
Preview at <http://cipg.codemantra.us/UI_TRANSACTIONS/Marketing/UI_Marketing.aspx?ID=WP9780567196446&ISBN=9780567196446&sts=b>
The recent explosion of novels about female characters in the Hebrew Bible/Old Testament proves that there is great interest in the lives of biblical women. But can we be sure that these highly dramatized reconstructions are based on actual evidence for the lives of women in ancient Israel? Women’s Lives in Biblical Times looks to recent biblical scholarship along with archaeological, iconographic and ethnographic data to reconstruct the life of a hypothetical woman living in an ancient Israelite village in the period of the Judges, ca. 1100 BCE. Each chapter begins with a narrative describing this woman’s life at various ages from her birth to her final illness and death, and continues with an academic discussion of the daily life activities and lifecycle events described in the narrative. Women’s Lives in Biblical Times is thus an engaging and accessible source for anyone interested in looking beyond the romanticized accounts of biblical women’s lives to a discussion of what we really know about them.
lundi 10 mai 2010
Note de voyage : Sainte-Sophie de Nicée en Turquie
Les pierres vivantes que sont les Chrétiens peuvent pleurer devant toutes les pierres qui souffrent de ne plus pouvoir annoncer la bonne nouvelle de Jésus- Christ et nous pensons à tous les lieux profanés en France et à travers le monde qui se trouvent dans la même désolation. Mais, ces pierres nous invitent à la prière et à la méditation pour nous montrer que la montée de notre Seigneur Jésus sur le Golgotha n’a pas été facile. 
« Le Peuple de Dieu dans sa condition terrestre, a besoin de lieux où la communauté peut se rassembler pour célébrer la liturgie » peut-on lire dans le compendium du catéchisme de l’Eglise Catholique (article 244). Et, nous comprenons encore mieux cette nécessité quand nous nous trouvons dans ce lieu prestigieux - Ste Sophie de Nicée - où nous éprouvons le besoin de louer Dieu quoique discrètement, pour nous associer un court instant à la présence de l’esprit saint qui, en 787, a présidé au grand concile de Nicée où se trouvaient réunis le patriarche de Constantinople et les deux légats du Pape. C’est à l’unanimité que des décisions ont été prises concernant la querelle des images dans l’Eglise d’Orient.
Oui, C’est bien sous le pontificat d’Hadrien Ier que s’est tenu cet illustre concile entre le 23 septembre et le 24 octobre 787, aussi nous nous tournons vers l’Eglise de la Madeleine à Paris qui ressemble aux temples de l’antiquité dont la plupart ont, eux aussi, souffert de l’histoire, pour penser à notre baptême. Et, si l’église de la Madeleine devait se retrouver dans le même état que l’église de Nicée que nous avons vue ?
Ce concile s’était réuni pour parler des icônes dont on reconnaissait la dimension liturgique et sacrée. Ces images opéraient dans certains cas des miracles, raison supplémentaire de les honorer. L’édifice que nous avons visité a été partiellement rénové à l’extérieur, mais l’intérieur a été défiguré. Il constitue cependant un témoignage émouvant et une raison suffisante pour s’y arrêter un instant afin de méditer sur nos racines chrétiennes.
Devant des murs nus, autrefois couverts de fresques somptueuses qui ont dû sans nul doute influencer les participants de ce concile en faveur de ces saintes représentations, s’élevaient les chants et l’encens pour louer Jésus ressuscité.
Christian Bac
sortie du n°3 de l'1visible
tous les renseignements peuvent être trouvés sur : www.l1visible.com
Une équipe distribue le journal :
dimanche 9 mai 2010
Die Samaritaner in der biblischen Tradition
Die Samaritaner in der biblischen Tradition – die jüdische und frühchristliche Geschichte in samaritanischen Quellen Internationales Symposioum zur Eröffnung des Studiengangs «Antikes Judentum» der Universitäten Zürich und Bern Mitwoch 30. Juni 2010 bis Freitag 2. Juli 2010 Universität Zürich Theologisches Seminar Kirchgasse 9
CH-8001 Zürich, Raum 200
Organisation:
Prof. Dr. Jörg Frey und
Prof. Dr. Konrad Schmid, Zürich
in Zusammenarbeit mit
Dr. Ursula Schattner-Rieser, Paris/Zürich
Die biblische Überlieferung berichtet von Samariern oder Samaritanern, doch bleibt das eigentliche Profil und die Geschichte dieser Gruppierung weithin im Dunkeln oder verzerrt.
Die samaritanischen Quellen bieten ihrerseits ganz eigene Zugänge zur biblischen, früh- jüdischen und frühchristlichen Überlieferung. Beide Perspektiven sollen in den Beiträgen international bekannter Samaritanologen, Bibel- und Religionswissenschaftler miteinander ins Gespräch gebracht werden. Dabei soll die Bedeutung der samaritanischen Quellen und die Geschichte der Samaritaner als einer altisraelitischen Religionsgemeinschaft, die ja neben dem Judentum bis heute existiert und eine ganz eigene Tradition des Bibeltextes (mit einer nur mündlich überlieferten Aussprachetradition), eigene Riten und eine eigene geschichtliche Überlieferung besitzt, ins Bewusstsein gerufen werden.
Höhepunkte des Programms sind die Präsentation der samaritanischen Handschriften in der Zentralbibliothek Zürich sowie die Vorstellung samaritanischen Lebens in der Gegenwart durch einen prominenten Vertreter der samaritanischen Religionsgemeinschaft.
Zur Teilnahme eingeladen sind alle Interessierten: Fachkolleginnen und Fachkollegen, Promovenden und interessierte Studierende aus dem gesamten Netzwerk der Schweizer Theologischen Fakultäten und darüber hinaus.
Programm
Mittwoch 30. Juni 2010
9.00 — 9.15 Uhr
Prof. Dr. Jörg Frey, Zürich
Eröffnung
9.15 — 10.15 Uhr
Prof. Dr. Konrad Schmid, Zürich
Die Samaritaner und die Judäer: Die biblische Diskussion und ihr Verhältnis in Josua 24 Kaffee
10.45 —11.45 Uhr
Prof. Dr. Magnar Kartveit, Stavanger
The Second Temple and the temple of the Samaritans
11.45 — 12.45 Uhr Prof. Dr. Reinhard Pummer, Toronto Alexander und die Samaritaner nach Josephus und nach samaritanischen Quellen
12.45 — 13.00 Uhr Grusswort des Prorektors der Universität Zürich:
Prof. Dr. Otfried Jarren
Vorstellung des neuen Studiengangs Antikes Judentum Mittagspause – Imbiss 15.00 – 16.00 Uhr Prof. Dr. Bob Becking, Utrecht Samaritan Indentity in the earliest documents 16.00 — 17.00 Uhr Dr. Jan Dušek, Prag Les manuscrits araméens du Wadi Daliyeh et l’histoire de la Samarie 17.00 — 18.00 Uhr Prof. Dr. Gary Knoppers, Philadelphia Jewish Conceptions of Samaritan Origins and Samaritan Conceptions of Jewish Origins 19.00 — 20.30 Uhr Öffentlicher Abendvortrag: Prof. Dr. Stefan Schorch, Halle Der Pentateuch der Samaritaner: Seine Erforschung und seine Bedeutung für das Verständnis des «alttestamentlichen» Bibeltextes
Grusswort: Prof. Dr. Magnar Kartveit, Präsident der Société des Etudes Samaritaines 21.00 Uhr Abendessen
Donnerstag 1. Juli 2010
9.00 — 10.00 Uhr
Benjamim Tsedaka, Tel Aviv
Most Significant Differences Between SP and MT as between Samaritan and Jewish Philosophy Kaffee 10.30 – 11.30 Uhr Dr. Kevin Trehuedic, Paris Alexander, the Hellenistic Kingdoms, and the Jewish History of the Hasmonean Period according to the Samaritan Sources 11.30 – 12.30 Uhr Dr. Moshe Florentin, Tel Aviv The Contribution of late Samaritan liturgy for understanding ancient Hebrew texts Mittagspause Imbiss 14.30 – 15.30 Uhr Prof. Eggenberger, Zürich Präsentation der Samaritanischen Handschriften in der Zentralbibliothek Zürich Kaffee
16.15 – 17.15 Uhr
Dr. Paul Stenhouse, Kensington/Australia Samaritan Chronicles: A neglected resource in Jewish and Christian theological studies
17.15 – 18.15 Uhr
Dr. Ursula Schattner-Rieser, Paris/Zürich Die Überlieferung über Jesus und das frühe Christentum in den samaritanischen Chroniken 19.30 – 20.30 Uhr Öffentlicher Abendvortrag: Prof. Dr. Jörg Frey, Zürich «Gute Samaritaner?» Die Jesus-Bewegung zwischen Galiläern, Judäern und Samaritanern und das Bild der Samaritaner im Neuen Testament 21.00 Uhr Abendessen
Freitag 2. Juli 2010
9.30 – 10.30 Uhr
Prof. Dr. Ingrid Hjelm, Kopenhagen
Simon Magus in Patristic and Samaritan Sources Kaffee 11.00 – 12.00 Uhr Prof. Dr. Andreas Lehnardt, Mainz «Die Gestalt einer Taube fanden sie auf dem Garizim und beteten sie an» (bHulin 6a) – Antisamaritanische Polemik und Hinweise auf die samaritanische Geschichte in der rabbinischen Literatur 12.00 – 13.00 Uhr Jean—Marie Duchemin MA, Grenoble La question des sources de l’Asatir Mittagspause — Imbiss 14.30 — 15.30 Uhr Dr. Gerhard Wedel, Berlin Der islamische Einfluss auf die Entwicklung und Formulierung einer samaritanischen Theologie Kaffee 16.00 – 17:00 Uhr Öffentlicher Abschluss:
Benjamim Tsedaka, Holon/Tel Aviv
The Israelite-Samaritans as a Contemporary Religious Group.
Samaritan Identity and Life Today
17.00 Uhr Abschluss
Anfahrtsweg:
Ab Hauptbahnhof Zürich Tram 4 (Richtung Tiefenbrunnen) bis Haltestelle Helmhaus. Treppe auf der gegenüberliegenden Strassenseite hochlaufen, rechts abbiegen, bis zur Kirchgasse und links hochlaufen bis zur Nr.
9.
Controverse sur le mot "barbare"
Barbares et civilisés chez les auteurs romains du 1er s. av. J.-C.
Dans une lettre de 59 av. J.-C. adressée à son frère Quintus, gouverneur de la province d’Asie depuis deux ans, Cicéron écrit[1] :
« Attache-toi donc de tout ton cœur et avec toutes les ressources de ta volonté à gouverner selon les principes que tu as suivis jusqu’ici : aimer, protéger de toute manière, rendre aussi heureuses que possible les populations que le Sénat et le peuple romain ont placées sous ta loyale protection et remises en ton pouvoir. Si le tirage au sort t’avait désigné pour gouverner des Africains, des Espagnols ou des Gaulois, nations barbares et incultes, il n’en eût pas moins été de ton devoir d’homme civilisé de penser à leur bonheur, de te dévouer à leurs intérêts et à la protection de leurs existences. Mais quand les hommes placés sous nos ordres sont d’une race qui, non contente d’être civilisée, passe pour être le berceau de la civilisation, à coup sûr ils ont droit au premier chef à ce que nous leur rendions ce que nous avons reçu d’eux. Je ne rougirai pas de le dire, surtout quand ma vie et mes actes ne peuvent prêter au moindre soupçon d’indolence ou de légèreté : ce que nous sommes devenus, nous le devons à des études, à des sciences et des arts qui nous ont été transmis par les œuvres et les enseignements des Grecs. C’est pourquoi ici la loyale protection qui est due généralement à tous les peuples ne suffit pas : nous avons, semble-t-il, un devoir particulier envers la race des hommes que tu gouvernes : ils ont été nos précepteurs, il nous faut avoir à cœur de faire paraître, dans nos rapports avec eux, ce qu’ils nous ont appris »[2]
De ces quelques lignes se dégagent trois caractéristiques essentielles de la vision de l’étranger et de l’identité romaine au 1er s. av. J.-C. Le premier trait saillant de cette vision réside dans la distinction liminaire établie entre des peuples barbares –ici, les Africains, les Espagnols et les Gaulois- et des peuples non-barbares, c'est-à-dire civilisés. Pour Cicéron, il va de soi que l’humanité est divisée en ces deux catégories : selon les mots de P. Veyne, « comme les plantes, les hommes existent (…) sous deux formes : les uns vivent à l’état sauvage, les autres sont améliorés par la culture »[3]. Le deuxième point concerne la place particulière occupée par les Grecs dans cette vision de l’humanité : si la civilisation (humanitas) est, aux yeux de Cicéron, une civilisation gréco-romaine, cette civilisation a d’abord été exclusivement grecque. Les Romains apparaissent ainsi comme les disciples et les héritiers des « inventeurs » de la civilisation. Un dernier trait, enfin, plus proprement cicéronien, peut-être, que romain, mais qui n’est autre que l’expression d’une logique romaine poussée à l’extrême, consiste dans l’affirmation d’un devoir éthique envers l’ensemble des sujets de l’empire : qu’ils soient civilisés ou barbares, tous méritent, en vertu de leur commune appartenance au genre humain, la bienveillance de leurs maîtres romains –bienveillance que Cicéron voit, précisément, comme un témoignage éclatant de civilisation, humanitas.
Par son caractère synthétique et prescriptif, la lettre à Quintus apparaît ainsi comme un point de départ idéal pour une réflexion plus générale sur la distinction entre barbares et civilisés chez les auteurs romains du 1er s. av. J.-C. Mais il convient d’abord de dire quelques mots sur la période elle-même. Pourquoi accorder une attention particulière au dernier siècle de la République ? Le 2ème s. av. J.-C., marqué par la pénétration de l’hellénisme à Rome, à la suite de la rapide conquête du monde grec, ne constitue-t-il pas, déjà, un moment important de remise en question de l’identité romaine et d’interrogation sur les rapports de Rome et des peuples conquis, tant grecs que barbares ? Il serait vain de le nier, mais, outre le fait que les sources disponibles pour le 2èmesiècle sont moins nombreuses et d’un maniement moins aisé que celles du siècle suivant, le 1ersiècle nous semble mériter une attention particulière pour deux raisons. D’abord parce que les questions qui se posent au 2ème siècle –qu’est-ce que la romanité ? l’extension de l’empire est-elle responsable de la crise identitaire et morale que traverse Rome ?- trouvent une résonance plus aiguë encore au siècle suivant.
[1] Sur cette lettre, cf. FERRARY (J.-L.), Philhellénisme et impérialisme. Aspects idéologiques de la conquête romaine du monde hellénistique, de la seconde guerre de Macédoine à la guerre contre Mithridate, Rome, BEFAR, 1988, p.511-516 ; MOATTI (C.), La Raison de Rome, Paris, Seuil, 1997, p.91-92 ; VEYNE (P.), « Humanitas : les Romains et les autres », L’homme romain,GIARDINA (A.) (éd.), Paris, Points-Seuil, 2002, p.437-478, notamment p.459-460.
[2] Quapropter incumbe toto animo et studio omni in eam rationem, qua adhuc usus es, ut eos, quos tuae fidei potestatique senatus populusque Romanus commisit et credidit, diligas et omni ratione tueare et esse quam beatissimos uelis. Quod si te sors Afris aut Hispanis aut Gallis praefecisset, immanibus ac barbaris nationibus, tamen esset humanitatis tuae consulere eorum commodis et utilitati salutique seruire ; cum uero ei generi hominum praesimus, non modo in quo ipso sit, sed etiam a quo ad alios peruenisse putetur humanitas, certe iis eam potissimum tribuere debemus, a quibus accepimus ; non enim me hoc iam dicere pudebit, praesertim in ea uita atque iis rebus gestis, in quibus non potest residere inertiae aut leuitatis ulla suscipio, nos ea, quae consecuti sumus iis studiis et artibus esse adeptos, quae sint nobis Graeciae monumentis disciplinisque tradita. Quare praeter communem fidem, quae omnibus debetur, praeterea nos isti hominum generi praecipue debere uidemur, ut, quorum praeceptis sumus eruditi, apud eos ipsos, quod ab iis didicerimus, uelimus expromere (ad Q. fr. I,1,27-28). (Les textes latins et grecs sont cités dans la traduction de la C.U.F.)
[3] VEYNE, art. cit., p.438.
Le pape doit-il se rendre en Angleterre ?
- communiqué de Bill Donohue, le président de la Catholic League, paru sur le blog de Daniel Hamiche, http://www.americatho.org/
- « Beaucoup de signes de mauvais augure entourent la visite du pape Benoît XVI en septembre prochain.
- Premièrement, il y a désormais plus de 100 000 Britanniques à avoir signé des “certificats de dé-baptême”, renonçant ainsi à leur ancien statut de chrétien.
- Deuxièmement, il y a des athées chevaucheurs de haine comme Richard Dawkins qui paient des avocats anti-catholiques pour trouver le moyen de faire arrêter le pape pour « crimes contre l’humanité ».
- Troisièmement, l’acharnement anti-catholique des médias britanniques prospère.
- Quatrièmement, la liberté de parole et la liberté de religion pour les chrétiens sont devenues très ténues.
- Concernant mon dernier point, cette semaine même, un prêcheur de rue chrétien a été arrêté en Grande-Bretagne pour crime de diffusion de l’Évangile. Pour être précis, un homme, un baptiste de 42 ans, a été arrêté par une policière quand elle l’a entendu dire que c’était un péché que de blasphémer, de s’enivrer ou d’avoir des relations homosexuelles. C’est ce dernier commentaire selon lequel l’homosexualité est un péché, qui lui a valu de se retrouver dans le pétrin : on l’a jeté en prison pour infraction à une loi de 1986 qui punit tout discours injurieux. Et on ne s’est pas contenté de cela : on lui a pris ses empreintes digitales, prélevé son ADN et scanné sa rétine (ils pensaient peut-être que c’était un jumeau). À présent, ce révolutionnaire des temps modernes va passer en jugement. S’il avait été un jeune musulman appelant au Jihad, ou un Britannique lambda passant sa rage sur les catholiques, cela aurait été toléré, sinon encouragé. Et je n’exagère pas.
- Il y a des moments ou le dialogue est une erreur. Nous sommes dans un de ces moments-là. »
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