vendredi 17 décembre 2010

Le crucifiement de saint Pierre, Pascal Bernardin


Mise en page 1 (4)Dans son premier ouvrage, Machiavel pédagogue, l’universitaire Pascal Bernardin  avait mis en lumière les techniques de manipulations mentales qui gangrenaient  l’Education nationale. Dans L'Empire écologique  (prix Renaissance 2000), il dénonçait l’écologie subvertie par le mondialisme.
Paru en novembre 2009, Le crucifiement de saint Pierre est ignoré, et pour cause. Son auteur y analyse les origines de la crise de l’Eglise et rappelle la nécessité de rester vigilant face aux prises de position de sa hiérarchie. S’appuyant sur d’innombrables écrits, il démontre que se modifie progressivement la conception de l’homme et de Dieu au sein même du monde catholique. Ainsi prouve-t-il que des infiltrations politico-religieuses panthéistes, gnostiques et maçonniques[1], œuvrent en faveur d’un syncrétisme religieux. Se développe une spiritualité globale s’appuyant sur un postulat erroné : « La nature est gracieuse », à savoir qu’elle participe de la Divinité, émane de Celle-ci. Ce qui aboutit purement et simplement à « surnaturaliser la nature » et « naturaliser le surnaturel ». L’Eglise étant progressivement assimilée à l’humanité tout entière, la pensée que l’homme est capable de se sauver tout seul se généralise :
« Tous les hommes, depuis le commencement jusqu’à la fin du monde ont été rachetés et justifiés par le Christ et par sa Croix. » (Le signe de contradiction, Cardinal Wojtila)
Affranchi du Jugement divin, l’homme s’abandonne à ses passions,
« Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. »   (II Tim. 4, 3-4).
Isabelle Rivière


[1] « La gnose désigne l’ensemble des doctrines qui affirment que l’homme est de nature divine et qu’il doit parvenir à prendre conscience de sa nature réelle par la connaissance (gnose). La gnose est donc une doctrine panthéiste. En sens inverse, le panthéisme mène directement à la gnose : si Dieu est tout en tous, il nous faut prendre possession de notre nature divine, la réaliser par la connaissance vraie de la réalité, par la gnose. La maçonnerie est, pour sa part, le véhicule le plus commun dans la chrétienté des thèses gnostiques et panthéistes. Toutes ces doctrines sontnaturalistes en ce qu’elles affirment que notre nature est divine et donc gracieuse. », note 35, p.34,Le crucifiement de saint Pierre, novembre 2009, 309 p., 19 euros, ISBN 2-9509570-2-1, Editions Notre-Dame des Grâces (Jerôme Foulon, BP.19, 06340 DRAP)


mardi 30 novembre 2010

Cur Deus homo


Duplice creazione ,duplice scopo dell'incarnazione.Maria Immacolata e Maria Maddalena,Nuovi cieli e nuova terra.

Il Signore ha mostrato la distinzione finale tra nuovi cieli ,santi ed angeli fedeli,e nuova terra uscita dalle pene infernali distruttive del peccato per i dannati per il peccato contro lo Spirito santo
.Questa distinzione nel termine della redenzione risolve un contrasto tra San Tommaso d'Aquino e il beato Duns Scoto.
San Tommaso accentua nell'incarnazione la necessità della distruzione del peccato introdotto dal libero arbitrio nella prima creazione fatta senza il consenso della creature ragionevoli.
Duns Scoto accentua il fine della divinizzazione dell'uomo in Cristo, ricezione dello Spirito santo che è solo nella libertà del consenso
 
Peppino Orlando

samedi 27 novembre 2010

Dieu, un dictateur converti à la démocratie ?


NOMO, J., L., Dieu, un dictateur converti à la démocratie ?, L’Harmattan, Chrétiens autrement, Paris, 2006.
Enfin un ouvrage  sur Dieu vu à travers le prisme de la modernité ! Il est difficile d’en faire un résumé complet, mais soulignons tout de suite que l’auteur, ingénieur commercial, ancien petit séminariste, a tenté d’associé l’étude de Dieu avec le Progrès.
A l’époque de la conscience individuelle, se pourrait-il que Dieu soit encore cette divinité terrible qui pourchasse Dagon et écrase de son ire les incroyants ?  Le fond du problème pour monsieur Nomo est le semblant d’opposition entre le dieu vétérotestamentaire et celui du Nouveau Testament. Yahvé serait un Dieu brutal, vengeur, presque misanthrope, donc un tyran, alors que le Christ aurait présenté un dieu aimant, capable de comprendre l’Homme et prêt à supporter le refus de son obéissance, donc un démocrate. 
Ce travail est révélateur de la pensée de nombreux catholiques d’aujourd’hui qui tentent, seuls, de comprendre la complexité des textes bibliques avec les outils qui leurs sont donnés. Il n’est donc pas étonnant que toute l’étude de monsieur Nomo soit tournée afin de démontrer la conversion de Dieu au Progrès, qui serait une valeur suprême…
Pourtant, ne pensons pas que Dieu abandonnerait Ses créatures, comme un bon démocrate, Ses Lois sont bonnes pour la société humaine et doivent être respectées. A une époque brutale succède une époque de compréhension.
Dans le Décalogue, la loi du Talion est proclamée alors que dans l’Evangile selon Saint Jean, le Christ sauve une femme adultère en rappelant que tous ont déjà pêché et qu’ils ont la possibilité de se racheter. Le délinquant, une fois sa peine purgée, est apte à être réintégré dans la Cité.
Le pêcheur est alors un hors-la-loi promis à la Géhenne/prison. De fait l’enfer, serait la fin promise à ceux qui font le choix de ne pas reconnaître Dieu. De fait le Démon serait alors son collègue, ou au moins son homologue avec qui il partagerait les âmes…A un Dieu destructeur et apporteur de Déluge succéderait un Dieu conciliant et capable d’accepter le fait que ces créatures puissent lui tourner le dos.
L’auteur va même plus loin et se demande si Satan ne serait pas un autre nom de Dieu sous son hypostase brutale et tyrannique. 
La principale critique que l’on pourrait reprocher à cet ouvrage est le retour de la marotte gnostique. L’auteur cite un document apologétique de la gnose produit par la loge maçonniqueFidélité et Prudence. Y est affirmé la possibilité de comprendre Dieu en dehors des Ecrits Saints. Dieu serait abordable directement par la science. Il n’est donc pas surprenant que l’auteur se sente mal à l’aise avec l’apparente contradiction des textes bibliques. Il essaye d’ailleurs d’opposer Moïse au Christ, comme il oppose le Dieu mauvais vétérotestamentaire au dieu bon du Nouveau Testament. L’auteur liquide la question eschatologique de l’Apocalypse qui est justement la reprise en main de l’Univers par Dieu et la destruction du Mal, ou encore la Bonté de la Création…
Cette obsession scientifique se retrouve également avec la conception du Christ. Comment se pourrait-il que la Vierge tomba enceinte d’un enfant de chair sans apport de chair. Dieu se serait alors matérialisé et aurait couché avec la Vierge pour donner naissance au Christ…
Je laisse au lecteur la possibilité de se faire un avis. L’auteur en tentant de s’opposer aufondamentalisme ne tombe t’il pas dans le piège de l’incompréhension de la notion du Mystère ? J’aimerai connaître son avis sur la transsubstantiation
Nicolas Lennart

lundi 22 novembre 2010

une introduction à la métaphysique de Claude Tresmontant


TourenneLa métaphysique est morte ! Tel est l’avis que la philosophie nous a légué après Kant… Peut-être, mais encore faudrait-il nous en assurer ; d’autant plus que les philosophes contemporains les plus influents affichent pour la plupart un athéisme joyeux et insouciant. C’est bien leur droit, mais il y a là un paradoxe que nous refusons de cautionner sans le discuter. Il faut choisir ou bien la métaphysique est morte et il n’y a plus rien à dire sur ce qui échappe à notre expérience sensible, ou bien l’athéisme est vrai et la métaphysique bien vivante ! 
Mais si nous choisissons la première option, nous pouvons nous interroger sur sa légitimité : les sciences de la nature, dont on nous dit qu’elles ont avantageusement remplacé la métaphysique, nous décrivent-elles réellement un univers se suffisant à lui même ? Ne nous remettent-elles pas plutôt face aux questions essentielles qui, sans mépriser les méditations sur l’actualité et Sartre, touchent le sens du monde ?
Si l’athéisme est la position que nous devrions tous adopter, il nous faut encore la vérifier, et que nous soit expliquée la cosmogénèse à partir d’un chaos primitif dont le hasard seul serait l’architecte… nous osons en douter !
Claude Tresmontant écrivit une œuvre annonçant la renaissance de la pensée métaphysique :une pensée puissante et humble, qui sans bruit, sans tapage s’est donnée pour tâche de penser le monde et l’homme en s’appuyant sur le réel objectif décrit par les sciences modernes. Aucun système dans la quarantaine de volumes publiés, mais un apport majeur à l’histoire du rationalisme intégral. C’est cette œuvre métaphysique que nous présente aujourd’hui l’un de ses élèves, Yves Tourenne.
Cet ouvrage limpide et efficace, nous invite, nous qui vivons en ces temps extraordinaires où la connaissance du monde se fait de plus en plus précise, à reconsidérer sérieusement LA QUESTION métaphysique en nous introduisant dans l’une des œuvres les plus importantes de notre temps. 

jeudi 18 novembre 2010

A propos du caractère surnaturel de certains éléments naturels


2. L'eau
L'eau est une réalité familière comme l'est la lumière, et nous oublions que donner de l'eau à quelqu'un fait partie d'une des sept œuvres de miséricorde corporelle dont il est bon de rappeler ici toute l'importance en citant les deux premières : Donner à manger à ceux qui ont faim et donner à boire à ceux qui ont soif.
En demandant de l'eau à la Samaritaine, Jésus lui a donné, au moment même où il a eu soif, l'occasion d'accomplir une œuvre de miséricorde corporelle. « Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne sera pas frustré de sa récompense » Mt 10 42.
Le puits de Jacob a vu un grand nombre de personnes et d'animaux venir pour recueillir très précieusement cette eau sans laquelle nous ne pouvons pas vivre et Jésus, dans ce contexte de la vie de tous les jours nous fait découvrir une eau avec laquelle nous n'aurons jamais plus soif. Cette eau vive vient de son cœur : « l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l'eau » Jean 19 34
Cette eau prend sa véritable source en Jésus car il nous révèle qu'il est « le Chemin la Vérité et la Vie » Jean 14. La vie est étroitement liée à l'eau, et nous savons le geste important que Mère Térésa, proclamée sainte, a accompli en donnant à boire et à manger à ceux qui n'avaient plus la force de le faire.
Les blessés de la vie, les malades vont chercher à Lourdes cette eau que la Vierge Marie a fait jaillir du rocher pour étancher notre soif de Dieu, et nous apaiser.
Revenons au puits de Jacob pour trouver une solution à la soif de l'homme qui s'exprime dans la vie que nous avons reçue à notre baptême. Il s'agit d'une eau qui nous a fait sortir librement de la servitude, et nous incorpore dans l'Eglise par la libre adhésion de notre volonté.
La Samaritaine est bouleversée par ce qu'elle vient d'entendre au point qu'elle va rejoindre les siens pour leur apprendre la bonne nouvelle. Bien que cette eau si rare dans certains pays se trouve en abondance dans nos régions, il arrive qu'on oublie qu'elle puisse donner la vie, comme le témoigne l'Eglise en baptisant les nouveaux nés.
Les parents de ces enfants n'ont pas encore compris le don de Dieu qui se manifeste par cette eau qui les fera devenir enfants de Dieu.
Le puits qui porte le nom de Jacob est lié à la mémoire de Rachel qui était stérile et de son fils premier né Joseph que ses frères criminels avaient jeté dans « une citerne à sec. Cette citerne est devenue un puits fécond. Cependant des obstacles demeuraient encore puisque les Samaritains étaient honnis des juifs.
Un sacrement qui puise ses richesses dans l'eau qui est sortie de la plaie du Christ en Croix pour nous sauver du déluge, de la violence et du péché, est une urgence dont nous devons prendre conscience.
D'autre part, cette eau baptismale a engagé des millions de familles dans la foi, en développant les racines qui nous font grandir et fortifient en nous : l'espérance et la charité, sans lesquelles nous restons stériles. Il est temps de nous ouvrir à la grâce du baptême.
Avec Jésus, nous ne pouvons plus regarder l'eau de la même manière. Et, nous pouvons chanter avec toute l'Eglise « Anima Christi » : aqua lateris Christi, lava me : eau du côté du Christ, lave moi.
Dans le livre de la Genèse 6 16 nous pouvons méditer le passage suivant « tu placeras l'entrée del'arche sur le côté ».Il s'agit bien d'un côté où se trouve une porte unique par où nous pouvons nous réfugier pour être sauvé.
Que faisons-nous de la lumière et de l'eau qui sont des forces extraordinaires créées par Dieu ? Des forces qui manifestent la puissance de Dieu pour le bien des hommes mais qui ne sont pas toujours bien utilisées ? Le Christ ne nous donne-t-il pas le vrai sens de l'eau et de la lumière en nous indiquant la vraie richesse salvatrice ?

Christian Bac

lundi 1 novembre 2010

Una lettura ortodossa della lezione del Concilio vaticano II ,nel corso della Disputatio sulle antinomie del pensiero-prassi postconciliare


Concetti da chiarireAddolorata
1.La chiesa una e santa ,sposa di Cristo e corpo mistico "sussiste" (subsistit) nella chiesa cattolica romana: significa che vi è un resto fedele nel quadro di crescente secolrizzazione apostasia in capite et membris.
2.Il sacrificio della messa è nell'ordine soprannaturale della "transustanziazione",reale presenza di Cristo nel suo popolo sacerdotale , profetico e regale,corpo mistico,in Spirito santo, non nel puro simbolismo mnemonico o in magie rituali.
Una perdurante prevaricazione del clero .deprime,deruba e nega i titoli regali del sacerdozio comune svilendo e profanando ,i ministeri fraterni nel popolo di Dio che è il resto fedele che SUSSISTE nella chiesa cattolica romana.
NB. E' ancora il concetto di sostanza a distinguere natura e grazia.L'ignoranza della lezione realistica tomasiana nella teologia conciliare ed attuale ha condotto il pensiero teologico fuori della realtà.
3.Distinzione chiara( unificata-senza confusione- nella divinita e umanità di Cristo comunicata al suo mistico corpo) tra natura e grazia,prima e seconda creazione,Antico e nuovo patto,sacerdozio levitico e sacerdozio in Cristo di ogni fedele,purgatorio e inferno,Dio e satana creatura ribelle nel tempo ma sconfitta in eterno.
4.Ottimismo giusto( ma reso fatuo dalla pastorale apostatica della prostituta dominante nel dialogo sincretistico) .
Unico ottimismo valido sta nella speranza soprannaturale certissima,della risurrezione vittoriosa di Cristo e del suo mistico corpo come Maria assunta in cielo.
Essa-risurrezione dei primogeniti- avviene di generazione in generazione sul male in croce e purgatorio per il nuovo Cielo.
L'empietà contro lo Spirito viene ,di generazione in generazione,espiata all'inferno per una pura risurrezione di condanna in nuova terra di giustizia.
ETERNO E' IL NOSTRO RE E IL SUO REGNO,L'UNICO ETERNO
Il nulla sta solo nel pensiero ,nel senso che è solo pensabile come negazione,corretta dalla realtà nella logica del giudizio divino-
Le pene del senso sono misurate in giustizia
La pena del danno sta nella privazione volontaria dell'accoglimento della Informazione divina in Cristo, nella sua correzione a misura Sua perfetta umanità, in nuova terra,di generazione in generazione.
Peppino Orlando

La religion communiste


Les disciples des grands révolutionnaires du XXe siècle interrogés par Thierry Ardisson.
Pour les conséquences que l'on peut en déduire, nous laissons à chacun le droit de méditer.

mercredi 20 octobre 2010

Du Caractère surnaturel de certains éléments naturels


1.     La lumière
 La lumière, l’eau  et la terre sont des réalités matérielles  très présentes dans les saintes écritures, et  les commentaires exégétiques ne manquent pas, pour  nous renvoyer aux réalités supérieures et immatérielles auxquelles elles nous conduisent, et sur lesquelles d’ailleurs s’appuient les sacrements. C’est pourquoi nous voudrions réfléchir sur la lumière qui n’a pas seulement un aspect purement naturel.  Aussi,   pour entrer en elle,  Il est sage de relire le prologue de l’évangile de Jean 1  4-5.   « De tout être il était la vie et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres n’ont pu l’atteindre »
   Cette réalité matérielle qui nous renvoie à une réalité surnaturelle n’est pas toujours reçue par l’homme de notre temps comme un  don qui est source d’émerveillement et de joie car nous restons quelquefois  en quelque sorte extérieurs, habitués voire, indifférents à cette lumière sans laquelle pourtant,  nous ne pourrions rien faire de nos yeux. C’est pourquoi Jésus donne la vue à l’aveugle né qui mieux que d’autres est capable de mesurer la puissance et la grandeur de ce geste miraculeux, première étape vers la montée sur le mont Thabor,  pour y découvrir le monde surnaturel avec les yeux de Pierre,  de Jacques et de Jean  qui eux, vont connaître la  lumière de la transfiguration.
    La vue apparaît alors comme le don de Dieu car leur capacité à voir la lumière de Dieu s’élargit, et surpasse infiniment tout ce que nos yeux sont pour le moment capables de voir. La vue et la lumière sont deux réalités indissociables car  Dieu est tout à la fois  vision et  lumière, et créateur de ces deux réalités qui atteignent leur perfection en Lui.
  Dieu nous donne la lumière et la vue car la vue sans la lumière ne sert à rien et réciproquement.  L’aveugle né attendait cette lumière qu’il demande à Jésus mais il savait intuitivement ce qu’elle signifiait, mieux que certains qui  paradoxalement se complaisent dans les ténèbres, alors que la vue qui leur a été donnée dès la naissance leur permettrait de la chercher. Nous aussi, nous devons nous mettre dans la disposition d’esprit de l’aveugle né pour mieux saisir spirituellement la Lumière qui s’incarne en Jésus.  
  Nous pouvons difficilement imaginer les impressions et sentiments que l’aveugle né a ressentis après qu’il a recouvré la vue. Sans doute est-il nécessaire de penser à la période où nous étions enfants pour mieux le comprendre, période pendant laquelle nous buvions de nos yeux le monde qui s’offrait à nous. 
  Relisons le passage de Jean 9  13 « Comment donc tes yeux se sont ils ouverts ? Il répondit :   c’est celui qu’on appelle Jésus qui a fait de la boue ; il m’en a enduit les yeux  et m’a dit : va te laver  à Siloé. Alors je suis parti, je me suis lavé et j’ai vu ». De ce passage se dégage une immense lumière qui s’inscrit dans un contexte de la vie de tous les jours structuré par des traditions et des symboles très puissants qui nous renvoient au début de la création avec la boue que Jésus applique comme un pansement ; et Siloé nous fait penser à notre baptême où nous recevons la lumière du Christ. Nous remarquons au passage que l’aveugle né a dû être accompagné pour atteindre la piscine de Siloé. Ce qui représente un effort et une démarche de foi réciproques.      
  La lumière que donne Jésus ne peut pas être atteinte par les ténèbres car Jésus est lumière, comme nous pouvons le lire dans le prologue de Jean 1, 9 : « Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde ».
 Une trop forte lumière est aveuglante ce qui effraie les disciples : « ils étaient saisis de frayeur » Marc 9,1. Et celle qui nous sera donnée par la grâce de Dieu est celle que sur le mont Thabor, les disciples ont eu le privilège de voir. Ils avaient pourtant la possibilité de voir tous les jours, en la présence de Jésus, la lumière du monde !  Sur le Mont Thabor ils étaient donc, dans un premier temps, dans la situation de l’aveugle né ou du nouveau né pour accueillir cette lumière surnaturelle. Relisons le passage sur la Transfiguration (Luc 9. 28-29) : « Or, environ huit jours après cet entretien, prenant avec lui Pierre, Jean  et Jacques, il gravit la montagne pour y prier .Et pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, et ses vêtements devinrent d’une blancheur fulgurante ». La prière ne nous éclaire-telle pour mieux voir ? Les nombreuses prières que l’Eglise nous recommande sont lumineuses : dans le veni creator nous chantons : « Accende lumen sensibus », allume en nous ta lumière et dans le veni, sancte spiritus « envoie du ciel un rayon de ta lumière » O lux beatissima, « O lumière bienheureuse ».      
      La lumière qui nous est donnée par le soleil créé par Dieu ne devrait-elle pas nous préparer à cette Lumière du Verbe ? Edmund Burke dans son ouvrage intitulé Une enquête philosophique sur le beau et le sublime aux pages 102 et 103 nous parle de l’obscurité, une manière de nous parler indirectement de la lumière :  « la nuit s’ajoute à la peur … les pouvoirs despotiques fondés sur la peur ne montrent pas leurs chefs aux yeux du public …presque tous les temples des païens étaient obscurs…les druides faisaient leurs cérémonies au cœur des forêts les plus sombres ».Ces passages nous rappellent que Jésus est « lumière des nations ». Edmund Burke nous mettait déjà en garde contre tous les systèmes obscurantistes et oppressifs qui détruisent la liberté de voir par soi même. C’est à la lumière du jour et en public que Jésus opérait ses miracles.         
     Dans l’ouvrage de Vladimir Lossky intitulé Théologie mystique de l’Eglise d’Orient à la page 216, nous pouvons lire le passage  tiré de saint Syméon le Nouveau Théologien : « Dieu est lumière et ceux qu’il rend dignes de le voir le voient comme Lumière… elle transforme en lumière ceux qui l’ont reçu comme Lumière ». Ce passage est à rapprocher de la prophétie de Siméon  Luc 2, 29 : « Maintenant, ô Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple ». Cette lumière qu’il attendait, s’est manifestée en Jésus nouveau né, au temple où il avait espéré dans la méditation de pouvoir un jour la contempler. C’est donc par la prière, puisque Jésus était en prière sur le Mont   Thabor, que nous pouvons la recevoir pour conduire nos vies.                                                                                                                                                                                                                                                                                           Christian Bac

jeudi 7 octobre 2010

Béatification du Cardinal Newman



Kto proposait hier soir une émission consacrée au portrait du grand théologien anglais. "Pour cette première émission de la saison, la Foi prise au Mot vous propose de revenir sur la figure attachante de ce grand intellectuel converti au catholicisme. Qui était le cardinal Newman ? Quelle est sa théologie ? Pourquoi a-t-il mérité d'être béatifié. Nous répondrons à toutes ces questions et bien d'autres en compagnie de Jean Rencki prêtre responsable du secteur de Massy Verrières dans l'Essonne et Grégory Solari essayiste et directeur des éditions Ad Solem."
Vous pouvez voir cette émission en cliquant ici
Nous recommandons, à tous ceux qui voudraient mieux connaître le Cardinal Newman, le livre du Père Keith Beaumont 
JOHN HENRY NEWMANKeith beaumont newman1

Le cardinal John Henry Newman, qui a été béatifié le 19 septembre 2010 par le pape Benoît XVI lui-même, est bien connu comme théologien ; il l'est moins comme guide spirituel. Et pourtant Newman est l'un des grands guides et directeurs spirituels des temps modernes. À travers ses multiples sermons et une correspondance immense, il est devenu le guide spirituel de milliers de personnes. Il montre l'importance d'une juste compréhension des dogmes fondamentaux du christianisme (l'Incarnation, la Trinité) pour l'orientation de notre vie spirituelle ; il intègre la morale à une vision de la vie chrétienne comme « entraînement spirituel » ; et il propose une conception du chrétien non seulement en termes d'un « croire » ou d'un « agir », mais aussi et d'abord en termes de la recherche de Dieu comme une Présence intérieure. Nous pouvons tirer de l'enseignement de Newman un véritable itinéraire spirituel : tel est l'objectif de ce petit livre. Keith Beaumont est prêtre de l'Oratoire et président de l'Association Française des Amis de Newman. Il enseigne la spiritualité aux Facultés jésuites du Centre Sèvres et à l'École Cathédrale à Paris et prêche de nombreuses retraites. Il est l'auteur de plusieurs livres et de nombreux articles sur Newman. Les Cahiers Disputatio publieront un article de Keith Beaumont dans leur prochain numéro consacré à la question de l'Evolution.

Détails sur le produit

  • Broché: 148 pages
  • Editeur : Artege (11 mai 2010)
  • Collection : Spiritualité en poche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2360400037
  • ISBN-13: 978-2360400034

mardi 5 octobre 2010

Réflexion sur l'iconographie et le culte marial


Note parue sur le site de Catholicae disputationes en janvier 2009.
  1. La Vierge à l’enfant de Pierre Essain
  2. Le couronnement de la Vierge de Jean Fouquet (associé à la problématique de la Trinité) de Michel Mazoyer.

      1 - La Vierge à l’Enfant
      Exposition du 17 décembre 2008 au 4 mai 2009
      Cité de l’architecture et du patrimoine

      Depuis sa création en 1882, le musée des monuments français a fait procéder au moulage de nombreuses Vierges à l’enfant. Neuf moulages issus des réserves sont aujourd’hui exposés. Elles illustrent la diversité du thème du  XIIIe au XVI siècle selon le texte d’Odile Welfelé qui accompagne l’exposition.

      La thématique de la Vierge à l’Enfant
      La thématique de la Vierge à l’Enfant a ses racines dans un des dogmes fondateurs du Christianisme : la Vierge Marie est la mère de Dieu. Ce dogme qui figure dans les Evangiles a été défini au Concile d’Ephèse, le 22 juin 431 contre les erreurs de Nestorius, patriarche de Constantinople et accueilli avec une grande joie par le peuple. Il accompagna les pères conciliaires jusqu’à leur domicile avec des flambeaux et des acclamations.
      De ce dogme dérive l’idée développée dès les origines que Marie est associée à son fils dans la mission de restauration du genre humain[1].

      Saint Paul déclare : « De même que, par la désobéissance d’un seul homme, tous ont été constitués pécheurs, de même, par l’obéissance d’un seul, tous seront constitués justes (Rm, 5, 19). »
      Au deuxième siècle saint Justin martyr (+165) écrivait : « Eve, Vierge et sans tâche,  ayant accueilli la parole du serpent engendra la désobéissance et la mort ; mais Marie, acquiesçant la parole de l’ange, engendra celui qui a vaincu le serpent et ses suppôts, anges et hommes ».
      La même thématique se trouve chez saint Irénée (+) et Tertullien, saint Jérôme, saint Ephrem, ou saint Augustin    La façon dont s’expriment les Saints Pères est celle de personnes qui transmettent une vérité révélée transmise par Jésus-Christ et se apôtres. Cet enseignement est commun et pourtant l’origine de ces auteurs est diverse.
      L’opposition entre Eve, cause de notre ruine, et Marie, cause de notre vie, est l’idée commune utilisée pour mettre en relief la mission salvatrice de la Vierge.

      La thématique au Moyen-Age
      Au Moyen Age cette doctrine apparaît dans la liturgie, comme une profession de foi. Jusque dans les bréviaires les plus récents, dans l’hymne des laudes de l’office du commun de la Bienheureuse Vierge Marie.  On lit ces vers attribués à Venance Fortunat (+600) « Ce que la malheureuse Eve nous a ravi. Tu nous le restitues en ton saint Enfant. »[2]
      Entre le XIIIe et le XVe la représentation de la Vierge à l’Enfant oscille entre l’affirmation de la royauté universelle de Marie et l’affirmation de sa nature humaine.
      A l’époque romane,  le thème de la Sedes Sapientae se développe[3]. L’influence byzantine est manifeste[4]. En Auvergne apparaissent des  Vierges de ce type (Vierge de saint Nectaire). Marie est représentée en impératrice. C’est donc la royauté universelle de la Vierge qui est mise en évidence ; cette thématique est affirmée avec force dans l’Apocalypse. La Vierge est Theotokos, « celle qui donne naissance à Dieu », rappelant ainsi sa double maternité. Son Enfant est Dieu et Homme. Généralement strictement centré, l’Enfant fait le geste de la bénédiction et de l’autre main tient un livre. L’aspect hiératique de La Vierge de l’église Sainte-Anne de Gassicourt de Mantes-la-Jolie inspirée de la tradition byzantine attire notre attention. Bien que datée du XIIIe siècle la statue est encore romane. Le plâtre imite le bois peint d’origine. D’une façon singulière, l’Enfant, qui a une figure d’adulte, est assis de biais. Les drapés présentent des cannelures régulières. Les statues de ce type pouvaient être transportées, ou figurer à l’entrée des églises.


      Au XIIIe siècle la Vierge est placée au trumeau des cathédrales. Cette place affirme sa médiation universelle. Elle permet d’accéder à l’Eglise universelle. Elle est coiffée de la couronne de la reine du ciel (affirmation de sa souveraineté universelle). La robe en manche collante est couverte d’un manteau retenu par un cordon. Le corps se déhanche (Paris cathédrale Notre Dame). On donne plus de vie à la statue, elle est plus proche du croyant et de sanctification quotidienne, elle l’accompagne ainsi toute sa vie. Cette volonté se manifeste dans différentes  représentations.

      A la Cathédrale d’Amiens (Cathédrale Notre-Dame), la Vierge dorée est coiffée d’un voile court surmonté d’une couronne, regarde avec un sourire amusé l’Enfant vêtu d’une longue tunique ; il tient un globe qu’il présente à sa Mère. La royauté universelle de la Vierge et du Christ est clairement affirmée. Mais on souligne la dimension humaine du Christ et de la Vierge. La Vierge dorée aura une grande influence sur toute la statuaire qui lui succède.

      Le XIVe siècle la Vierge est coiffée d’une couronne ; elle  sourit parfois mais elle peut être  plus distante. Sa chevelure est formée de  volutes. Couverte d’un manteau aux amples drapés, elle affiche une cambrure du buste et une saillie de la hanche du fait d’un déhanchement. L’Enfant potelé porte généralement un globe (universalité de sa royauté), une fleur (pureté), ou un oiseau,  des fruits (symbolisme divers) (voir Cernay-les Reims et Nanteuil-le-Haudoin). 

      On s’étonne devant la Vierge à double face de Villeneuve-lès-Avignon. Il pourrait s’agir d’affirmer la double nature de l’incarnation (Dieu et Homme).
      La Vierge de la cathédrale de Saint-Dié porte une couronne de rose ; il s’agit  d’un motif  rhénan. Inversement  Les Vierges bourguignonnes, comme celle  d’Autun, ne portent pas de couronne et aucun attribut n’évoque la  sainteté de la Vierge. Le thème de la Vierge allaitant apparaît dans la statuaire au XIVe siècle. On crée une scène de la vie quotidienne (La Vierge normande de Dampierre-Saint-Nicolas). La Vierge est assise ou debout.
      Au début du XVe les gestes de l’Enfant se font familiers. A Quéant l’Enfant s’accroche au fermoir de manteau de la Vierge. L’Enfant est de plus en plus représenté comme un poupon. La scène devient réaliste.

      Aux alentours du XVIe une autre iconographie se répand, celle de la Pieta. Elle associe la Vierge à la passion.
      Pierre Essain


      [1] Voir Mgr de Castro Meyer, « Lettre pastorale sur la médiation universelle de la très sainte Vierge Marie », 1978-79 et réédité dans Le Sel de la Terre 67, pp.55-78 et traduit par l’Abbé Labouche, 2008-2009.
      [2]   Ibid.
      [3] Voir les explications toujours intéressantes d’Odile Welfelé. 
      [4]  Pour quelques lignes sur l’influence byzantine en Occident, on se reportera par exemple au livre de J. Heers,  Le Moyen Age, l’Imposture, p.72, Paris, 1992, 2008. Cette influence a été niée ou minimisée systématiquement par la tradition universitaire 

      2 - Le couronnement de la Vierge de Jean Fouquet
      Le musée Condé de Chantilly conserve 40 des 47 miniatures tirées du manuscrit des Heures d’Etienne Chevalier signé par Jean Fouquet, l’un des peintres les plus importants du XVème siècle. On estime généralement qu’il a renouvelé l’art de son époque en mêlant tradition et modernisme[1].
      On sait qu’un livre d’heures est un recueil de prières, qui varient selon le moment où elles sont prononcées. Chaque mois s’ouvre sur une page contenant une illustration  représentant une activité humaine propre à ce mois, puis, suivent les prières célébrant les grands événements de la vie du Christ et les fêtes religieuses.
      Nous examinerons la représentation de la Trinité, qui constitue une des 40 illustrations tirées du manuscrit du livre des Heures d’Etienne Chevalier. Jusqu'au XIVe  le couronnement de la Vierge par le Christ, le père ou un ange, est courant. Cependant, comme le signale le site internet que le Musée de Chantilly consacre  au travail de Jean Fouquet, l’invention du couronnement de la Vierge par la Trinité (pour voir l’œuvre sur le site de la BNF cliquer sur ce lien) est une nouveauté de la fin du XIVe.
      Dans le ciel, la communauté des saints annonce à l’humanité la promesse de pouvoir être sauvée. Les saints se trouvent près du Trône divin, et non près de la Vierge, qui est représentée seule, agenouillée dans un geste de soumission et d’adoration.
      On assiste donc à un double mouvement vertical, celui du Verbe, qui descend sur la terre, celui des hommes, qui montent au ciel.
      Inversement dans Le couronnement de la Vierge d’Enguerran Quarton (Cliquer ici pour visualiser l’œuvre) la Vierge est dans le ciel. La terre est représentée par deux villes saintes, Rome et Jérusalem. Plus bas encore on voit la représentation de l’enfer et du purgatoire (on peut voir les différentes parties du tableau sur le site consacré au peintre en cliquant ici). La vision est donc plus optimiste chez Jean Fouquet, qui n’évoque que le ciel.
      Dans Le couronnement de la Vierge de Jean Fouquet les trois entités qui constituent la Trinité sont représentées sous une même apparence, celle du Christ. Le Père apparaît donc comme rajeuni et l’Esprit  Saint est anthropomorphisé (ou incarné ?). Le fait de représenter Dieu le père en un double du Verbe en le rajeunissant se retrouve dans la toile de Quarton. Chez ce dernier pourtant l’Esprit Saint présente sa forme traditionnelle, celle d’une colombe.
      De cette humanisation de l’Esprit Saint, il est possible d’établir deux enseignements : d’une part, on  trouve ici l’affirmation de cette idée théologique selon laquelle les trois personnes de la Trinité constituent trois aspects distincts de la même personne, d’autre part, se trouve accentué le rapprochement de la Trinité avec l’humanité. Ici, c’est toute la Trinité qui prend l’aspect du Christ, qui, de ce fait, ne se distingue plus du Verbe. Il existe, à l’inverse, ultérieurement desChrist hérisson 2représentations du Christ dans lesquelles ce dernier se rapproche du Père (voir Hérisson XVIe siècle).

      Hérisson, Le Christ en majesté
      Photo d’André Emmendoerffer Christ hérisson
      Pourtant Fouquet  a su mettre en valeur certaines variations, qui soulignent les différences entre les personnes de la Trinité.
      Le Christ n’est pas assis à côté du Père et du Saint Esprit, mais représenté à côté de Marie. « Sa position en bas des marches suggère qu’il va à la rencontre de l’humanité »[2]. C’est lui qui dépose la couronne sur la tête de Marie, qui est  l’instrument de l’incarnation.
      Curieusement le Saint Esprit  est placé au centre de l’image : il constitue, à travers l’Annonciation,  un autre personnage clef de l’incarnation.
      La posture de Dieu le Père est plus solennelle que celle de l’Esprit Saint : l’aspect de corps suggère qu’il est plus âgé. On remarque que sa main est plus haute que celle de l’Esprit Saint : il est en train de bénir sa création.  C’est lui qui a imaginé comment sauver l’humanité embourbée dans le péché originel.
      Sur la gauche de la banquette se trouve un siège vide ; le Verbe est représenté sous la forme du Christ, descendu sur la terre pour couronner la Vierge. Ceci pose un problème théologique. Le Verbe était-il absent du ciel du fait de l’incarnation ? Inversement chez Quarton on a simultanément une représentation du Verbe et du Christ.
      Un quatrième coussin sur le côté semble représenter un siège destiné à la Vierge, distinct de la banquette. La Vierge a une place à proximité du trône divin.

      ReixachEn comparant ces miniatures avec le tableau de La Trinité de Juna Reixach, commentée précédemment (site 8 juin 2008), on voit combien la représentation de la Trinité est novatrice chez Jean Fouquet. Tout en tenant compte de la tradition, Jean Fouquet communique sa propre interprétation : ce qui importe, pour lui est l’incarnation et non la crucifixion. Sa représentation de la Trinité pose plusieurs questions d’ordre théologique. Le Père est-il plus âgé que le Christ, Le Verbe se dissocie-t-il de la Trinité lors de l’incarnation,  tous les hommes seront-ils sauvés ?

      Michel Mazoyer





      [1] http://crdp.ac-amiens.fr/picar/data/chateau_chantilly_doc/dossiers_pedagogiques_word/dossiers_pedagogiques/fouquet_2.pdf
      [2] Ibid.