samedi 29 janvier 2011

Arrietty et le monde des Chapardeurs



Arrietty_affichefr
Dans la périphérie de Tokyo, dans une maison qui paraît oubliée au cœur d’un immense jardin, vit une vieille dame, secondée de sa femme de ménage. Rien d’extraordinaire, sauf que, sous le plancher de ladite maison vit aussi une famille de petits êtres, qui se doivent se cacher des humains : parmi eux, la minuscule Arrietty et sa famille. Ils sont les derniers représentants d’un peuple voué à disparaître : les Chapardeurs.
Pour survivre, il leur faut aller, en grand secret, dans la maison, pour chaparder ce dont ils ont besoin pour vivre. Mais attention : ils ne prennent que de petites quantités pour que les habitants de la maison ne se rendent compte de rien… Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, on se méfie du chat, des rats, et on fuit toute relation avec les humains… Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, Arrietty se rend immédiatement compte que tout sera différent. Entre la jeune fille et ce jeune homme solitaire commence une aventure, une relation particulière, qui les fera grandir l’un comme l’autre.
Ce 18ème long-métrage du studio Ghibli s’inspire du roman The Borrowers (Les Chapardeurs) écrit par Mary Norton en 1952. Le style graphique et l’animation fluide des films d’animation Ghibli sont aisément identifiables, comme le goût pour les couleurs vives et pour la nature. La musique, composée par une française, Cécile Corbel, est particulièrement en harmonie avec le message bucolique, écologique et humaniste. Car là est le cœur de l’intérêt de ce film d’animation : la réflexion autour de la découverte de l’autre, de la nécessité de s’ouvrir et d’apprendre à connaître des gens différents de nous, sans avoir peur.
Valérie Faranton

  

samedi 15 janvier 2011

Les victimes


Nous voudrions savoir si les victimes de l’injustice dans l’antiquité n’étaient pas comme aujourd’hui, soumises aux mêmes affres. Le contexte historique n’est certes plus le même, et d’aucuns pensent que le Christ mort sur la Croix est un fait du passé, que certains d’ailleurs occultent en le voilant de toutes sortes de préjugés ; en invoquant des prétextes qui opacifient la notion de justice,  accentuant  ainsi les difficultés des victimes de la violence dont les médias se font l’écho.
Comment oublier le Christ, victime d’un procès monstrueux organisé par des personnages aussi peu soucieux de la justice que Pilate et Hérode  que l’histoire gardera toujours en mémoire pour éviter le mal ? Dans « Je vois Satan tomber comme l’éclair » René Girard écrit à la page 40 « Ce qui motive Pilate, lorsqu’il livre Jésus, c’est la peur d’une émeute. Il fait preuve, dit-on, d’ « habileté politique ».   
Le Christ, victime innocente qui demande à son Père de pardonner à ses bourreaux,  est un fait unique dans l’histoire de l’humanité. En effet, par ces paroles il devient le défenseur de toutes les victimes du monde.  Le Christ  n’a pas été, nous le voyons, une victime comme les autres car il est venu sortir toutes les victimes de leurs tombeaux par souci de justice. Nous pouvons lire dans « je vois Satan tomber comme l’éclair »  à la page  179 « La foi chrétienne consiste à penser qu’à la différence des fausses résurrections mythiques, qui sont réellement enracinées dans les meurtres collectifs, la résurrection du Christ ne doit rien à la violence des hommes. Elle se produit après la mort du Christ, inévitablement, mais pas tout de suite, le troisième jour seulement et, dans une optique chrétienne, elle a son origine en Dieu lui-même ».
En ressuscitant réellement et substantiellement, il devient invulnérable  et se trouve toujours auprès de ses victimes que son Eglise a pour mission de défendre. A partir de cette constatation, nous pouvons en tirer de nombreuses et bienfaisantes conséquences. Ainsi la victime ne reste plus passive comme nous le révèle René Girard dans ses recherches et dans le même ouvrage cité ci-dessus : « La mort de Jésus déjoue le calcul satanique ». En effet, les rituels des sacrifices humains que l’on retrouve dans toutes les cultures et mythes se fondaient sur la violence qui n’a pas de fin, comme nous le rappelle René Girard dans son ouvrage   Achever Clausewitz.
Mais si la Croix du Christ n’est plus le pivot central qui permet de mesurer la justice pour protéger les victimes, alors nous pouvons nous demander si nous ne régressons pas en faisant renaître sous une autre forme  le lynchage et les jeux du cirque qui caractérisaient beaucoup de sociétés de l’antiquité. La  recherche d’un bouc émissaire permettait d’assurer provisoirement  la tranquillité d’une cité, ainsi que les sacrifices humains qui abaissaient la  personne  au rang de l’esclave.
Des signes inquiétants dans les différentes activités de nos sociétés se développent par la montée des actes de violence dans tous les milieux, et quel que soit le niveau culturel. Cette violence ne peut pas être résolue par les nombreux  observatoires mis en place, et ceux qu’il faudrait encore rajouter pour mesurer la conscience pernicieuse de certains esprits, ce qui nous acheminerait vers la société décrite par George Orwell.
Ce n’est certes pas dans les laboratoires que nous pouvons résoudre ce problème. Le  rappel du décalogue mérite un respect absolu, et notamment le dixième  commandement  qui répond à notre question, car il s’agit comme  le souligne  René Girard, de la convoitise ou du désir qui nous pousse à vouloir ce qui ne nous appartient pas,  en nous plongeant dans une logique de violence sans fin.  
Une régression dans le domaine des sciences et des droits de l’homme  peut arriver si  nous oublions nos racines chrétiennes  en nous faisant courir le risque de nous éloigner de la Vérité que l’anamnèse proclamée par l’Eglise commémore dans son eucharistie.
Une mentalité archaïque pourrait se développer et réveiller les réflexes du vieil homme. Elle reste malheureusement en opposition totale avec  l’homme nouveau.         
Christian Bac     

jeudi 6 janvier 2011

La guerre civile aussi


Nos élites qui pendant des décennies ont cru bon, pour certainement favoriser leurs carrières, de vomir le christianisme, surtout le christianisme catholique, deviennent de plus en plus ouvertement christianophiles.
Pendant toute la période allant de 1981 à 2007, il était impossible de prétendre faire carrière en affichant ostensiblement son catholicisme. A l'époque, l'islam était valorisé et les chrétiens devaient se taire.
Depuis le 11 septembre 2001, l'islam est devenu le nouvel ennemi de l'Empire, et petit à petit, nous avons vu, au nom de cette lutte de plus en plus ouverte contre cette religion, les discours anti-islam se multiplier sans que les gardiens du temple osent poursuivre en justice leurs auteurs.
Il ne faut pas que les catholiques soient dupes de ces manoeuvres : il n'est évidemment pas impossible que nos élites se convertissent et nous le leur souhaitons, mais pour autant, il n'est pas non plus impossible que tout cela s'inscrive dans une stratégie guerrière. Après avoir fait entrer des millions de musulmans en Europe, en affirmant que cette Europe n'avait pas de racines chrétiennes, et que partant de là l'Islam était parfaitement compatible avec notre culture, on nous invite à un replis communautaire. Il faut que les chrétiens se sentent à nouveau libres de revendiquer leur propre culture face aux musulmans "qui prient dans la rue, imposent le voile à leurs épouses et filles, veulent construire des mosquées dans nos centre-villes etc" (puisqu'on ne nous les présente plus que sous cet angle dévalorisant). Or, ce qui est très étrange, c'est que ces discours contradictoires proviennent des mêmes hommes et organismes occultes.
On voudrait déclencher une guerre inter-ethnico-religieuse que l'on ne s'y prendrait pas autrement.
Cela sera d'autant plus aisé, que les nouveaux christianophiles sont aussi instruits de cette théologie que les pseudo-musulmans de banlieue le sont de la théologie musulmane. Ce ne sont donc que des esprits ravagés par l'américanisme qui vont se précipiter dans la violence demain. Les catholiques authentiques ne peuvent que refuser cette logique perverse et criminelle. Les catholiques et les musulmans doivent refuser ce piège immonde et criminel.
Jean Jacobie

dimanche 19 décembre 2010

A propos de la Basilique saint Nicolas de Barri


Saint Nicolas fut évêque à Myra, ville située dans l’actuelle Turquie, au temps de l’empereur Constantin (306-337). La vie de ce saint fut écrite aux IVème et Vème siècle mais nous n’en connaissons qu’une petite partie. Nous savons, en particulier, grâce à l’historien Byzantin Théodore le lecteur (515), qu’il a participé au concile de Nicée (325). D’autres épisodes de la vie du saint nous sont parvenus par la tradition orale réunis par l’archimandrite Michel (800) (voir le guide de la Basilique). Il est vénéré par l’ensemble du monde orthodoxe, notamment en Russie, et de nombreux édifices lui sont consacrés dans le monde. Toutefois, la Basilique de Bari qui lui est dédiée est un des hauts lieux de son culte.
Parmi les innombrables trésors que contient la Basilique, on retiendra, à titre d’exemples, le plafond de la nef de Carlo Rosa (1661), le ciborium, la Cathèdre de l’Abbé Elie (1098). Le trône épiscopal est une réalisation remarquable, une œuvre d’une maturité artistique exceptionnelle.
La crypte, qui fut sans doute la première partie de l’église à être achevée, permet de se recueillir sur la tombe de saint Nicolas.  Elle constitue aussi un des hauts lieux de l’œcuménisme, puisqu’une chapelle est réservée au Culte orthodoxe. Le guide de la Basilique nous donne les précisions suivantes :
« Dans le sillage de Vatican II et de l’amélioration des relations entre Catholiques et Orthodoxes, le saint siège a jugé opportun de donner suite aux souhaits des pères dominicains et de l’archevêque de Bari d’accueillir dans la Basilique une chapelle orientale, où même les Orthodoxes pourraient célébrer leur liturgie. Le cardinal Paolo Giobbe  devait dire : ‘C’est la première fois que, dans l’église latine, on construit une chapelle pour la célébration de la liturgie orientale. Cette réalisation est un des nombreux fruits du Concile œcuménique’ »

Pierre Essain

vendredi 17 décembre 2010

Le crucifiement de saint Pierre, Pascal Bernardin


Mise en page 1 (4)Dans son premier ouvrage, Machiavel pédagogue, l’universitaire Pascal Bernardin  avait mis en lumière les techniques de manipulations mentales qui gangrenaient  l’Education nationale. Dans L'Empire écologique  (prix Renaissance 2000), il dénonçait l’écologie subvertie par le mondialisme.
Paru en novembre 2009, Le crucifiement de saint Pierre est ignoré, et pour cause. Son auteur y analyse les origines de la crise de l’Eglise et rappelle la nécessité de rester vigilant face aux prises de position de sa hiérarchie. S’appuyant sur d’innombrables écrits, il démontre que se modifie progressivement la conception de l’homme et de Dieu au sein même du monde catholique. Ainsi prouve-t-il que des infiltrations politico-religieuses panthéistes, gnostiques et maçonniques[1], œuvrent en faveur d’un syncrétisme religieux. Se développe une spiritualité globale s’appuyant sur un postulat erroné : « La nature est gracieuse », à savoir qu’elle participe de la Divinité, émane de Celle-ci. Ce qui aboutit purement et simplement à « surnaturaliser la nature » et « naturaliser le surnaturel ». L’Eglise étant progressivement assimilée à l’humanité tout entière, la pensée que l’homme est capable de se sauver tout seul se généralise :
« Tous les hommes, depuis le commencement jusqu’à la fin du monde ont été rachetés et justifiés par le Christ et par sa Croix. » (Le signe de contradiction, Cardinal Wojtila)
Affranchi du Jugement divin, l’homme s’abandonne à ses passions,
« Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. »   (II Tim. 4, 3-4).
Isabelle Rivière


[1] « La gnose désigne l’ensemble des doctrines qui affirment que l’homme est de nature divine et qu’il doit parvenir à prendre conscience de sa nature réelle par la connaissance (gnose). La gnose est donc une doctrine panthéiste. En sens inverse, le panthéisme mène directement à la gnose : si Dieu est tout en tous, il nous faut prendre possession de notre nature divine, la réaliser par la connaissance vraie de la réalité, par la gnose. La maçonnerie est, pour sa part, le véhicule le plus commun dans la chrétienté des thèses gnostiques et panthéistes. Toutes ces doctrines sontnaturalistes en ce qu’elles affirment que notre nature est divine et donc gracieuse. », note 35, p.34,Le crucifiement de saint Pierre, novembre 2009, 309 p., 19 euros, ISBN 2-9509570-2-1, Editions Notre-Dame des Grâces (Jerôme Foulon, BP.19, 06340 DRAP)


mardi 30 novembre 2010

Cur Deus homo


Duplice creazione ,duplice scopo dell'incarnazione.Maria Immacolata e Maria Maddalena,Nuovi cieli e nuova terra.

Il Signore ha mostrato la distinzione finale tra nuovi cieli ,santi ed angeli fedeli,e nuova terra uscita dalle pene infernali distruttive del peccato per i dannati per il peccato contro lo Spirito santo
.Questa distinzione nel termine della redenzione risolve un contrasto tra San Tommaso d'Aquino e il beato Duns Scoto.
San Tommaso accentua nell'incarnazione la necessità della distruzione del peccato introdotto dal libero arbitrio nella prima creazione fatta senza il consenso della creature ragionevoli.
Duns Scoto accentua il fine della divinizzazione dell'uomo in Cristo, ricezione dello Spirito santo che è solo nella libertà del consenso
 
Peppino Orlando

samedi 27 novembre 2010

Dieu, un dictateur converti à la démocratie ?


NOMO, J., L., Dieu, un dictateur converti à la démocratie ?, L’Harmattan, Chrétiens autrement, Paris, 2006.
Enfin un ouvrage  sur Dieu vu à travers le prisme de la modernité ! Il est difficile d’en faire un résumé complet, mais soulignons tout de suite que l’auteur, ingénieur commercial, ancien petit séminariste, a tenté d’associé l’étude de Dieu avec le Progrès.
A l’époque de la conscience individuelle, se pourrait-il que Dieu soit encore cette divinité terrible qui pourchasse Dagon et écrase de son ire les incroyants ?  Le fond du problème pour monsieur Nomo est le semblant d’opposition entre le dieu vétérotestamentaire et celui du Nouveau Testament. Yahvé serait un Dieu brutal, vengeur, presque misanthrope, donc un tyran, alors que le Christ aurait présenté un dieu aimant, capable de comprendre l’Homme et prêt à supporter le refus de son obéissance, donc un démocrate. 
Ce travail est révélateur de la pensée de nombreux catholiques d’aujourd’hui qui tentent, seuls, de comprendre la complexité des textes bibliques avec les outils qui leurs sont donnés. Il n’est donc pas étonnant que toute l’étude de monsieur Nomo soit tournée afin de démontrer la conversion de Dieu au Progrès, qui serait une valeur suprême…
Pourtant, ne pensons pas que Dieu abandonnerait Ses créatures, comme un bon démocrate, Ses Lois sont bonnes pour la société humaine et doivent être respectées. A une époque brutale succède une époque de compréhension.
Dans le Décalogue, la loi du Talion est proclamée alors que dans l’Evangile selon Saint Jean, le Christ sauve une femme adultère en rappelant que tous ont déjà pêché et qu’ils ont la possibilité de se racheter. Le délinquant, une fois sa peine purgée, est apte à être réintégré dans la Cité.
Le pêcheur est alors un hors-la-loi promis à la Géhenne/prison. De fait l’enfer, serait la fin promise à ceux qui font le choix de ne pas reconnaître Dieu. De fait le Démon serait alors son collègue, ou au moins son homologue avec qui il partagerait les âmes…A un Dieu destructeur et apporteur de Déluge succéderait un Dieu conciliant et capable d’accepter le fait que ces créatures puissent lui tourner le dos.
L’auteur va même plus loin et se demande si Satan ne serait pas un autre nom de Dieu sous son hypostase brutale et tyrannique. 
La principale critique que l’on pourrait reprocher à cet ouvrage est le retour de la marotte gnostique. L’auteur cite un document apologétique de la gnose produit par la loge maçonniqueFidélité et Prudence. Y est affirmé la possibilité de comprendre Dieu en dehors des Ecrits Saints. Dieu serait abordable directement par la science. Il n’est donc pas surprenant que l’auteur se sente mal à l’aise avec l’apparente contradiction des textes bibliques. Il essaye d’ailleurs d’opposer Moïse au Christ, comme il oppose le Dieu mauvais vétérotestamentaire au dieu bon du Nouveau Testament. L’auteur liquide la question eschatologique de l’Apocalypse qui est justement la reprise en main de l’Univers par Dieu et la destruction du Mal, ou encore la Bonté de la Création…
Cette obsession scientifique se retrouve également avec la conception du Christ. Comment se pourrait-il que la Vierge tomba enceinte d’un enfant de chair sans apport de chair. Dieu se serait alors matérialisé et aurait couché avec la Vierge pour donner naissance au Christ…
Je laisse au lecteur la possibilité de se faire un avis. L’auteur en tentant de s’opposer aufondamentalisme ne tombe t’il pas dans le piège de l’incompréhension de la notion du Mystère ? J’aimerai connaître son avis sur la transsubstantiation
Nicolas Lennart

lundi 22 novembre 2010

une introduction à la métaphysique de Claude Tresmontant


TourenneLa métaphysique est morte ! Tel est l’avis que la philosophie nous a légué après Kant… Peut-être, mais encore faudrait-il nous en assurer ; d’autant plus que les philosophes contemporains les plus influents affichent pour la plupart un athéisme joyeux et insouciant. C’est bien leur droit, mais il y a là un paradoxe que nous refusons de cautionner sans le discuter. Il faut choisir ou bien la métaphysique est morte et il n’y a plus rien à dire sur ce qui échappe à notre expérience sensible, ou bien l’athéisme est vrai et la métaphysique bien vivante ! 
Mais si nous choisissons la première option, nous pouvons nous interroger sur sa légitimité : les sciences de la nature, dont on nous dit qu’elles ont avantageusement remplacé la métaphysique, nous décrivent-elles réellement un univers se suffisant à lui même ? Ne nous remettent-elles pas plutôt face aux questions essentielles qui, sans mépriser les méditations sur l’actualité et Sartre, touchent le sens du monde ?
Si l’athéisme est la position que nous devrions tous adopter, il nous faut encore la vérifier, et que nous soit expliquée la cosmogénèse à partir d’un chaos primitif dont le hasard seul serait l’architecte… nous osons en douter !
Claude Tresmontant écrivit une œuvre annonçant la renaissance de la pensée métaphysique :une pensée puissante et humble, qui sans bruit, sans tapage s’est donnée pour tâche de penser le monde et l’homme en s’appuyant sur le réel objectif décrit par les sciences modernes. Aucun système dans la quarantaine de volumes publiés, mais un apport majeur à l’histoire du rationalisme intégral. C’est cette œuvre métaphysique que nous présente aujourd’hui l’un de ses élèves, Yves Tourenne.
Cet ouvrage limpide et efficace, nous invite, nous qui vivons en ces temps extraordinaires où la connaissance du monde se fait de plus en plus précise, à reconsidérer sérieusement LA QUESTION métaphysique en nous introduisant dans l’une des œuvres les plus importantes de notre temps. 

jeudi 18 novembre 2010

A propos du caractère surnaturel de certains éléments naturels


2. L'eau
L'eau est une réalité familière comme l'est la lumière, et nous oublions que donner de l'eau à quelqu'un fait partie d'une des sept œuvres de miséricorde corporelle dont il est bon de rappeler ici toute l'importance en citant les deux premières : Donner à manger à ceux qui ont faim et donner à boire à ceux qui ont soif.
En demandant de l'eau à la Samaritaine, Jésus lui a donné, au moment même où il a eu soif, l'occasion d'accomplir une œuvre de miséricorde corporelle. « Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne sera pas frustré de sa récompense » Mt 10 42.
Le puits de Jacob a vu un grand nombre de personnes et d'animaux venir pour recueillir très précieusement cette eau sans laquelle nous ne pouvons pas vivre et Jésus, dans ce contexte de la vie de tous les jours nous fait découvrir une eau avec laquelle nous n'aurons jamais plus soif. Cette eau vive vient de son cœur : « l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l'eau » Jean 19 34
Cette eau prend sa véritable source en Jésus car il nous révèle qu'il est « le Chemin la Vérité et la Vie » Jean 14. La vie est étroitement liée à l'eau, et nous savons le geste important que Mère Térésa, proclamée sainte, a accompli en donnant à boire et à manger à ceux qui n'avaient plus la force de le faire.
Les blessés de la vie, les malades vont chercher à Lourdes cette eau que la Vierge Marie a fait jaillir du rocher pour étancher notre soif de Dieu, et nous apaiser.
Revenons au puits de Jacob pour trouver une solution à la soif de l'homme qui s'exprime dans la vie que nous avons reçue à notre baptême. Il s'agit d'une eau qui nous a fait sortir librement de la servitude, et nous incorpore dans l'Eglise par la libre adhésion de notre volonté.
La Samaritaine est bouleversée par ce qu'elle vient d'entendre au point qu'elle va rejoindre les siens pour leur apprendre la bonne nouvelle. Bien que cette eau si rare dans certains pays se trouve en abondance dans nos régions, il arrive qu'on oublie qu'elle puisse donner la vie, comme le témoigne l'Eglise en baptisant les nouveaux nés.
Les parents de ces enfants n'ont pas encore compris le don de Dieu qui se manifeste par cette eau qui les fera devenir enfants de Dieu.
Le puits qui porte le nom de Jacob est lié à la mémoire de Rachel qui était stérile et de son fils premier né Joseph que ses frères criminels avaient jeté dans « une citerne à sec. Cette citerne est devenue un puits fécond. Cependant des obstacles demeuraient encore puisque les Samaritains étaient honnis des juifs.
Un sacrement qui puise ses richesses dans l'eau qui est sortie de la plaie du Christ en Croix pour nous sauver du déluge, de la violence et du péché, est une urgence dont nous devons prendre conscience.
D'autre part, cette eau baptismale a engagé des millions de familles dans la foi, en développant les racines qui nous font grandir et fortifient en nous : l'espérance et la charité, sans lesquelles nous restons stériles. Il est temps de nous ouvrir à la grâce du baptême.
Avec Jésus, nous ne pouvons plus regarder l'eau de la même manière. Et, nous pouvons chanter avec toute l'Eglise « Anima Christi » : aqua lateris Christi, lava me : eau du côté du Christ, lave moi.
Dans le livre de la Genèse 6 16 nous pouvons méditer le passage suivant « tu placeras l'entrée del'arche sur le côté ».Il s'agit bien d'un côté où se trouve une porte unique par où nous pouvons nous réfugier pour être sauvé.
Que faisons-nous de la lumière et de l'eau qui sont des forces extraordinaires créées par Dieu ? Des forces qui manifestent la puissance de Dieu pour le bien des hommes mais qui ne sont pas toujours bien utilisées ? Le Christ ne nous donne-t-il pas le vrai sens de l'eau et de la lumière en nous indiquant la vraie richesse salvatrice ?

Christian Bac

lundi 1 novembre 2010

Una lettura ortodossa della lezione del Concilio vaticano II ,nel corso della Disputatio sulle antinomie del pensiero-prassi postconciliare


Concetti da chiarireAddolorata
1.La chiesa una e santa ,sposa di Cristo e corpo mistico "sussiste" (subsistit) nella chiesa cattolica romana: significa che vi è un resto fedele nel quadro di crescente secolrizzazione apostasia in capite et membris.
2.Il sacrificio della messa è nell'ordine soprannaturale della "transustanziazione",reale presenza di Cristo nel suo popolo sacerdotale , profetico e regale,corpo mistico,in Spirito santo, non nel puro simbolismo mnemonico o in magie rituali.
Una perdurante prevaricazione del clero .deprime,deruba e nega i titoli regali del sacerdozio comune svilendo e profanando ,i ministeri fraterni nel popolo di Dio che è il resto fedele che SUSSISTE nella chiesa cattolica romana.
NB. E' ancora il concetto di sostanza a distinguere natura e grazia.L'ignoranza della lezione realistica tomasiana nella teologia conciliare ed attuale ha condotto il pensiero teologico fuori della realtà.
3.Distinzione chiara( unificata-senza confusione- nella divinita e umanità di Cristo comunicata al suo mistico corpo) tra natura e grazia,prima e seconda creazione,Antico e nuovo patto,sacerdozio levitico e sacerdozio in Cristo di ogni fedele,purgatorio e inferno,Dio e satana creatura ribelle nel tempo ma sconfitta in eterno.
4.Ottimismo giusto( ma reso fatuo dalla pastorale apostatica della prostituta dominante nel dialogo sincretistico) .
Unico ottimismo valido sta nella speranza soprannaturale certissima,della risurrezione vittoriosa di Cristo e del suo mistico corpo come Maria assunta in cielo.
Essa-risurrezione dei primogeniti- avviene di generazione in generazione sul male in croce e purgatorio per il nuovo Cielo.
L'empietà contro lo Spirito viene ,di generazione in generazione,espiata all'inferno per una pura risurrezione di condanna in nuova terra di giustizia.
ETERNO E' IL NOSTRO RE E IL SUO REGNO,L'UNICO ETERNO
Il nulla sta solo nel pensiero ,nel senso che è solo pensabile come negazione,corretta dalla realtà nella logica del giudizio divino-
Le pene del senso sono misurate in giustizia
La pena del danno sta nella privazione volontaria dell'accoglimento della Informazione divina in Cristo, nella sua correzione a misura Sua perfetta umanità, in nuova terra,di generazione in generazione.
Peppino Orlando