mardi 26 mai 2009

DIEU EST DE RETOUR


par Jean-Baptiste Maillard
382 p.
L'Œuvre, 2009
une note de François Gondrand

Si nous nous replongeons dans la presse catholique des années 50, ou si, ayant l'âge suffisant, nous faisons appel à nos souvenirs, nous y verrons comment l'avenir de l'Église y était décrit comme le fruit d'un apostolat d'une minorité préoccupée de la reconquête des milieux populaires, luttant contre les injustices sociales, et ne présentant la foi chrétienne que par le biais d'un “témoignage” silencieux au plus profond de la pâte humaine. C'était la grande époque de l'aventure des prêtres-ouvriers, de la Mission de France, de l'Œuvre du Prado, de l'Action catholique ouvrière et de la JOC. C'était aussi la révélation de l'expérience de vie communautaire et d'action de proximité que menait une assistante sociale, Madeleine Delbrel, dans la ville ouvrière et communiste d'Ivry, en banlieue parisienne. On continuait de chanter “l'hymne” de l'Action catholique “Nous referons chrétiens nos frères”, mais en mettant quelque peu en sourdine la prière, la vie sacramentelle et l'annonce explicite de l'Évangile, au profit de l'action sociale.
Cette approche apostolique par “l'enfouissement”, qui par certains côtés était admirable, au moins dans ses intentions, n'a visiblement pas porté les fruits désirés. Ce que l'on a mis du temps, dans les années 70, à appeler par son vrai nom, “la crise de l'Église”, et que d'aucuns répugnent encore d'ailleurs à nommer ainsi, a balayé l'optimisme de l'après-guerre. Des observateurs extérieurs prédiront même la fin de l'Église. Les débats autour du Concile Vatican II ont cristallisé cette crise, au point de faire oublier que le Concile ouvrait des perspectives missionnaires vigoureuses, notamment dans ses textes fondamentaux que sont Lumen Gentium (la constitution apostolique sur l'Église) et Gaudium et spes (la constitution pastorale sur l'Église dans le monde de notre temps.)

On n'a sans doute pas encore mesuré les effets pastoraux de Vatican II, si encensé par les uns et si décrié par quelques autres. On n'a surtout pas pris garde aux surprises que nous réservait l'Esprit Saint, même à notre époque de grande mécréance. Pourtant les siècles passés nous ont habitués à sa manière bien à elle qu'a cette colombe de filer à travers l'histoire en “écrivant droit selon des lignes courbes”. C'est dans les persécutions que la foi s'est affermie ; c'est dans les périodes de décadence que sont apparus les grands réformateurs (et pas seulement la Réforme), c'est dans les grands tournants de la civilisation qu'ont agi les grands fondateurs, chacun répondant de façon originale, souvent choquante, aux défis de leur temps.
“Dieu est de retour”, nous annonce triomphalement un livre récemment paru, avec pour sous-titre: “La nouvelle évangélisation de la France.” L'auteur n'est ni un sociologue, ni un visionnaire, ni un prédicateur évangélique. C'est un jeune homme de 29 ans; parfaitement inconnu du public, si ce n'est de ceux qui surfent sur le net et ont pu lire son nom il y a quelques années en tête d'une pétition en faveur de la chaîne de TV catholique KTO, ou sur l'un des blogs qu'il anime, l'un des derniers étant Anuncioblog. Bref un jeune catholique de sa génération, décomplexé tant dans sa foi que dans l'usage des nouveaux médias.
Que nous dit-il ? Que l'évangélisation est, textes magistériels à l'appui (Vatican II, Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI, plus les interviews de trois évêques français), la grande affaire des catholiques européens aujourd'hui. “La crise que nous connaissons peut être salutaire si elle nous permet, à nous catholiques, de nous réapproprier entièrement cette question de l'annonce du Christ à nos contemporains éloignés de Dieu.” Et de citer une déclaration récente du pape actuel (à propos de la levée d'excommnication de quatre évêques intégristes): “À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre à Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Non pas à un Dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au bout en Jésus-Chist crucifié et ressuscité.”
Dès les premières pages l'auteur livre son propre témoignage : C'est en voyant l'affiche blasphématoire du film de Costa Gavras Amen qu'il a eu l'idée de rejoindre l'équipe d'un site, Christicity, pour défendre le Christ et l'Église. Sans en connaître le sens ni la genèse, il était tombé dans la marmite de la “nouvelle évangélisation”, terme lancé par Jean-Paul II en 1983 et 1988, pour redonner le souffle chrétien aux pays de la vieille Europe et de l'Amérique du Nord. Bien des initiatives sont nées depuis lors dans cette ambiance de prédication par la “première annonce”, certaines dans une ambiance festive, dont celle des groupes de “rock chrétien”. Jean-Baptiste Maillard décrit avec l'enthousiasme des néophytes des initiatives de toute sorte, allant toutes dans le même sens, quoi qu'avec des caractéristiques très différentes : évangélisation de rue, sur les plages, en boîte de nuit, en moto, en autostop, dans les escaliers d'immeuble, chez les SDF, et même chez les musulmans, les évangéliques, les juifs, ce qui peut paraître à première vue assez étonnant... Il n'oublie pas l'évangélisation sur les lieux de travail, et dans la vie ordinaire en général, avec une interview assez décoiffante d'une jeune femme qui, convertie à nouveau après s'être éloignée de la foi, s'efforce de provoquer à son tour des “tsunamis existentiels” chez ses amies, ou en tout cas de réchauffer leur ferveur, de préférence au cours de conversations dans des bars. Sa spiritualité doit beaucoup à l'Opus Dei, qu'on n'attendait pas vraiment ici. Non plus que ces membres d'une communauté “tradi”, qui ont renoncé à s'enfermer dans un ghetto confortable pour aller eux aussi annoncer le Christ au monde à leur manière, à partir d'une paroisse personnelle.
La formation n'est pas oubliée, et un chapitre lui est consacré, avec ici les sessions de l'Emmanuel à Paray-le-Monial, là un colis-mission périodique destiné aux enfants, ailleurs la formation des hommes politiques et des professionnels, ou ailleurs encore “l'éducation par le beau”.
Les descriptions et les témoignages présentés sont forcément limités et ils sembleront plus ou moins convaincants à tel ou tel lecteur. Il n'empêche que ce livre apporte aussi une vraie réflexion sur l'évangélisation des générations actuelles, renvoyant aux paroisses et à la vie sacramentelle qu'elles sont à même d'apporter. Que tout cela soit le fait d'un jeune, évoquant souvent d'autres jeunes, laisse songeur, et nous fait penser que décidément le mot d'ordre n'est plus à l'enfouissement. Finalement, rien ne se sera passé comme prévu, comme en témoignent aussi les groupes de prière, les nouveaux mouvements, charismatiques ou autres, qui ont éclos au cours des dernières décennies.
Remarquons au passage que ces catholiques dynamiques ont un rapport à l'autorité magistérielle, et concrètement au pape, qui les situe à mille lieues de la problématique de ceux qui s'intitulent parfois”catholiques critiques.” Ils ne semblent pas bloqués sur le mariage des prêtres, la pastorale des divorcés remariés et l'enseignement d'Humanae vitae. Tout simplement parce que ce qui les motive et les fait vivre est autre: l'urgence de l'annonce.
Un historien du christianisme ne manquera pas de rapprocher ce phénomène nouveau de ce que fut l'élan missionnaire de l'Action catholique première manière, bien avant que celle-ci ne dérive vers l'action syndicale et politique, où elle semble s'être définitivement enlisée. A ceci près que ces jeunes cathos ne réclament pas de mandat, tout juste un peu de sympathie et d'encouragement de la part de la hiérarchie. Disons que certains évêques les comprennent, et que d'autres les tolèrent avec gentillesse, même s'ils se sentent un peu dépassés par des dynamiques qui n'entrent pas a priori dans leurs schémas pastoraux.... Mais ceci est une autre hisoire, qui n'est pas racontée dans le livre. Et d'ailleurs trois d'entre eux ont accepté de témoigner en faveur de ce genre de démarche, comme on l'a dit. Ils sont d'ailleurs moteurs dans le domaine.
Un souhait pour finir. On attend de l'auteur de nouveaux développements sur la connexion de tout cela avec la vie intérieure, “l'âme de tout apostolat” comme le disait le célèbre livre de Dom Chautard, au début du XXe siècle. Car si la prière et les sacrements sont souvent évoqués par les apôtres modernes qui nous sont ici présentés, ils mériteraient un traitement spécial, dans la mesure où ils sont, avec la formation chrétienne profonde, le sens de la pénitence (la fécondité de la Croix!) et l'accompagnement spirituel, le terreau d'où l'acte d'évangéliser tire sa sève.
À quand également une anthologie des textes les plus signifiants sur l'évangélisation, des lettres de Paul (et des autres) aux grands témoins du XXe siècle, en passant par les Pères de l'Eglise et les classiques spirituels ?

François Gondrand

lundi 25 mai 2009

FIAT VOLUNTAS TUA SICUT IN CAELO, ET IN TERRA

L’homme moderne comme à toutes les époques a toujours été à la recherche de la perfection .La science lui donne des promesses qu’elle ne peut pas tenir ce qui a pour conséquence de lui faire négliger les deux facultés fondamentales : l’intelligence et la volonté dans la ligne desquelles se trouve la véritable perfection de la personne comme nous le dit Alain Tornay dans Eléments de philosophie comparée page 133, éditions saint-augustin d’où la recherche de l’esthétique pure au détriment de ce qui est Beau , le culte du corps comme fin unique et le savoir pour dominer les autres et mieux les asservir.
  Quand nous reprenons la prière que nous a enseignée Jésus nous demandons en son nom que règne la volonté de Dieu sur la terre comme au Ciel .Jésus fait ainsi appel à l’intelligence de l’homme et à sa volonté pour la mettre en communion avec celle de son Père afin que nous puissions nous perfectionner. Car la volonté de Dieu c’est de nous faire grandir dans la Vérité et le Bien. 
  Notre volonté est souvent confisquée et conditionnée par les vendeurs d’illusions et d’opium. Le primat de la science et de la consommation au détriment de la Volonté de Dieu nous fait perdre notre vocation : ainsi notre prochain n’est plus apprécié comme un frère en Jésus-Christ mais comme un rival ; aimez vous les uns les autres est remplacé par une logique de violence .Nous pourrions hélas encore élargir cette liste à partir de ce que nous vivons au quotidien. 
  Nous savons que la volonté qui n’est plus nourrie et ordonnée vers le Bien trouve dans la volonté de puissance des forces destructrices qui se sont manifestées au cours de l’histoire, avec une violence tragique par les guerres civiles ou révolutions que l’Europe et le monde ont vécues . Chaque fois que nous nous éloignons de la volonté de Dieu nous construisons un monde qui se déshumanise en faisant la promotion d’utopies qui empruntent les structures du mal pour devenir des tours de Babel dont les hauteurs fascinantes ne cesseront jamais de nous étourdir.
  Le Pater Noster qui nous associe au chapelet au cours de ce mois de Mai nous renforce dans la conviction que sa Volonté nous donnera toute la Liberté dont nous avons besoin pour atteindre la perfection à laquelle nous sommes tous appelés par la grâce de Dieu .Vous serez parfaits comme votre Père est parfait : Mt 5 48.  
 
  CHRISTIAN BAC  

vendredi 22 mai 2009

Une métaphysique du bien commun

Dans le dernier chapitre du premier tome de ma thèse sur les proèmes de saint Thomas, L’esprit des disciplines philosophiques fondamentales, j’avais esquissé comme une analyse des principes philosophiques les plus importants qui caractérisent l’esprit thomasien, et défini ainsi comme un ‘style’ philosophique, celui que les proèmes des commentaires aux œuvres d’Aristote nous habituent à vivre . Le présent travail complète cette analyse, mais sans considérer les seuls proèmes. D’une certaine manière, il dit ce que la philosophie première peut dire de plus premier, de plus fondamental pour orienter la connaissance que nous avons de la réalité.
I) Le bien commun politique
1) La ‘question’ de la personne
Il est entendu que l’homme est un animal raisonnable, qu’il a un esprit, que celui-ci est immatériel ; que l’homme est capable par sa connaissance d’appréhender l’univers, de formuler des lois universelles, qu’il peut se poser la question de la cause finale et dernière de l’univers. Il a une conscience ; chaque personne est unique : unique son histoire personnelle, son visage, sa manière d’être et d’agir. Chaque personne a une valeur absolue, quels que soient son âge, son sexe, sa religion, la couleur de sa peau, son handicap, sa religion, chaque personne a sa dignité absolue et ne peut en aucun cas être utilisée comme un moyen en vue d’une fin. 
On ne saurait, bien évidemment, jamais trop insister sur sa dignité, sa capacité spirituelle et intérieure de liberté, sa capacité à créer des œuvres d’art, à bâtir des cités et des empires, à élaborer des œuvres scientifiques ou techniques qui servent ses besoins fondamentaux, sa capacité artistique à exprimer le beau, sa capacité à éduquer, à transmettre le savoir. Et il est vrai qu’à une époque où la dignité de l’homme est tellement bafouée, où les matérialismes et les athéismes de diverses origines peuvent faire peu cas de sa valeur absolue, il faut affirmer l’importance, la primauté de la personne sur la matière, sa ‘transcendance’ vis-à-vis de toutes réalités économiques, psychologiques, neurologiques, politiques, etc. À l’ère des divers totalitarismes, il était important aussi d’affirmer la ‘transcendance’ de la personne par rapport à l’Etat : le ‘personnalisme’ a été très important avant la seconde guerre mondiale, puis après, à cause sans doute du marxisme, de l’existentialisme athée ou à cause des risques naissants d’une société matérialiste de consommation : il fallait mettre l’accent sur la transcendance des valeurs spirituelles de la personne par rapport à toutes les valeurs matérielles.  

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jeudi 21 mai 2009

L'importance de la liturgie


Dès sa naissance, l'Eglise reposa principalement sur sa liturgie, sur l'Eucharistie. Cette liturgie eucharistique est substantiellement liée à la théologie, et comme disent les théologiens lex orandi lex credendi ; on ne peut pas concevoir que la liturgie, dans ses rites, ses gestes, ses symboles, puisse tenir un langage discordant avec celui de la doctrine, et c'est pourquoi la liturgie est une science subtile qui connaît l'importance des multiples détails. Une liturgie qui ne serait pas en harmonie avec le sens profond de l'ontologie chrétienne finirait par opérer une mutation de sa doctrine, car les symboles, les gestes, les signes ont un grand impact sur les intelligences. Elle ne peut donc être abandonnée aux expériences aventureuses et nécessairement calamiteuses du prêtre ou des laïcs qui oublieraient, en s'immisçant dans son organisation, que l'individu doit s'effacer devant le Mystère de Dieu. Les débordements auxquels nous avons assisté dans les paroisses, depuis l'introduction du nouvel ordo missae de Paul VI, ont été ruineux pour l'Eglise, pour le bon goût et pour les fidèles, surtout pour les plus simples d'entre eux qui n'ont accès à la théologie que par sa médiation sensible. L'intention même du Pape Paul VI a été trahie par le fait que les catholiques les plus progressistes ont cru que l'heure des inventions, des expérimentations avait sonné et que le lieu saint était désormais la scène où ils étaient invités à se produire. Se fut une catastrophe religieuse, et un attentat contre le bon goût. Mais, cela ne pouvait pas durer, et aujourd'hui beaucoup de chrétiens veulent se réapproprier, ainsi qu'ils en ont le droit, les trésors de la tradition.
Pour cela, il convient d'étudier l'histoire de la liturgie, le sens de son évolution et en vérifier l'homogénéité doctrinale. Il faut également étudier les quatre livres qui consignent le rituel : le missel, le bréviaire, le pontifical, le rituel.
Consciente de la grande importance de la liturgie, l'Église a toujours voulu favoriser l'expression artistique du culte, car rien ne peut être trop beau pour Dieu, les habits liturgiques, les matières précieuses qui sont utilisées veulent participer à l'adoration, les gestes veulent manifester la présence mystérieuse de l'homme-Dieu ressuscité. Tous les arts y participent : bien entendu l'architecture qui élève les pierres vers le Ciel en un chant minéral, la peinture, la sculpture, la couture, la poésie, la rhétorique et la musique sacrée.
Nous aborderons donc dans nos prochains billets :
L'histoire des liturgies : nous ne ferons que les présenter brièvement, pour les situer dans le temps, car il faudrait sinon demander à des spécialistes de nous les expliquer dans le détail, pour bien en comprendre l'intelligence.
Les livres de la liturgie que nous avons déjà évoqués
Les langues de la liturgie
Puis nous pourrions, ensuite, proposer une présentation des objets du cultes et des parties de la messe.
Jean Jacobie

mercredi 6 mai 2009

Le débat sur la liturgie


L'une des causes de la rupture entre les traditionalistes, qui auront suivi Monseigneur Lefebvre ou non, et la hiérarchie catholique, aura été liturgique. Certains ont voulu faire croire que la discorde portait exclusivement sur la question de l'abandon du latin, alors qu'en réalité, il semblerait que la question soit autrement plus complexe, quel que soit l'attachement que l'on puisse avoir, par ailleurs, pour la langue latine.
Nous souhaiterions faire de cette question, l'un des prochains sujets de disputatio de notre site, réservant aux meilleures contributions une publication dans le numéro 3 des Cahiers de théologie, lequel sera consacré au thème de l'évolution.
Nous pourrions, par souci de cohérence, proposer la question suivante : l'évolution de la liturgie est-elle possible, souhaitable ou contraire au catholicisme ?
Nous proposons en guise de préambule, cet extrait de la Constitution de la sainte liturgie du dernier Concile Vatican II :
"Enfin, obéissant fidèlement à la tradition, le saint Concile déclare que la sainte Mère l'Eglise considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu'elle veut, à l'avenir, les conserver et les favoriser de toutes manières ; et il souhaite que, là où il en est besoin, on les révise entièrement et qu'on leur rende une nouvelle vitalité en accord avec les circonstances et les nécessités d'aujourd'hui." (préambule paragraphe 4)
vous pouvez non seulement apporter vos commentaires en les déposant directement sous ce billet, ou nous envoyer par courrier électronique vos articles.

mardi 5 mai 2009

À Paris, la faculté de théologie de la Catho fête ses 120 ans


Lu dans le quotidien La Croix
La faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris célèbre mardi 5 mai ses 120 ans. L’occasion de faire le point, en présence de son chancelier, le cardinal Vingt Trois, et de quinze autres évêques, sur la place de la théologie et des théologiens dans l’Église
Lire la suite "À Paris, la faculté de théologie de la Catho fête ses 120 ans" »

vendredi 1 mai 2009

The Body and Society. Men, Women, and Sexual Renunciationin Early Christianity


Peter Brown, The Body and Society. Men, Women, and Sexual Renunciation in Early Christianity.
Twentieth-anniversary edition with a new introduction.
Columbia Classics in Religion.   New York:  Columbia University Press, 2008.  Pp. 504. 
ISBN 978-0-231-14406-3.

Roman-era catacombs unearthed near Bethlehem University


Bethlehem – Ma'an – Roman-era catacombs were unearthed in Bethlehem Saturday during construction in an empty lot beside Bethlehem University.
The small underground cave system opens facing north, and held four stone coffins with engravings on each, housed in two separate dug out burial areas.
Head of Antiquates department in Jericho Wael Hamamrah estimated the artifacts, complete with skeletal remains and some pottery are between 1,800 and 1,900 years old.
Construction workers preparing to lay pipe in the yard called Palestinian tourism and antiquates police when they went to investigate the sudden collapse of earth in an area they had been digging in that morning.
The underground hall leads to two rooms, one 70x28 centimeters and the other 40x24 centimeters, Head engineer at the site Mohammad Al-Quraji said the crew was very surprised when the earth collapsed, and stunned when they peered into the underground tombs. They left the scene untouched until antiquities experts arrived, and helped remove debris as experts investigated the site.

lundi 27 avril 2009

Goebbels, les nazis et l'Eglise catholique


Par Frédéric LE MOAL
Le Journal de Goebbels contient des informations riches et précises sur la haine des nazis à l'encontre de l'Eglise catholique.
L’histoire, on le sait, est matière à interprétations diverses et souvent opposées. La « question » Pie XII en est la meilleure illustration. C’est pourquoi il est utile de revenir directement aux documents qui constituent les sources, autrement dit la matière première de l’historien.
Arrêtons-nous sur une source essentielle : le Journal de Goebbels. Les éditions Tallandier ont lancé une entreprise éditoriale remarquable de publication du journal intime tenu entre 1923 et 1945 par ce haut dirigeant nazi et proche de Hitler. Ce texte nous entraîne dans le premier cercle dirigeant nazi et nous apporte une multitude d’informations sur la pensée, non seulement de Goebbels, mais aussi de Hitler dont les propos sont rapportés. C’est un voyage au cœur du national-socialisme.
Le tome portant sur la période 1933-1939 ne concerne pas le pontificat de Pie XII (la publication du tome 4, 1939-1943 est imminente). Toutefois, il apporte un éclairage tout à fait intéressant sur les rapports entre les nationaux-socialistes et le catholicisme en Allemagne.
Le journal abonde en attaques violentes contre le christianisme et confirme le rejet viscéral des nazis pour cette religion. Goebbels, lui-même issu d’un milieu catholique, rapporte les tirades de Kraus, « qui ne fait pas mystère de sa répulsion pour l’imposture juive de l’Ancien Testament » (p.157), et lui-même avoue ne pas supporter les « âneries sur le Christ bienfaiteur de l’humanité » (p.684). Il n’hésite pas à approuver la haine que les républicains espagnols éprouvent à l’égard « des capitalistes, des propriétaires et des curés » (p.372).
Lire la suite de cet article sur le blog consacré à Pie XII

Roman-era catacombs unearthed near Bethlehem University


Bethlehem – Ma’an – Roman-era catacombs were unearthed in Bethlehem Saturday during construction in an empty lot beside Bethlehem University.

The small underground cave system opens facing north, and held four stone coffins with engravings on each, housed in two separate dug out burial areas.

Head of Antiquates department in Jericho Wael Hamamrah estimated the artifacts, complete with skeletal remains and some pottery are between 1,800 and 1,900 years old.

Construction workers preparing to lay pipe in the yard called Palestinian tourism and antiquates police when they went to investigate the sudden collapse of earth in an area they had been digging in that morning.

The underground hall leads to two rooms, one 70x28 centimeters and the other 40x24 centimeters,

Head engineer at the site Mohammad Al-Quraji said the crew was very surprised when the earth collapsed, and stunned when they peered into the underground tombs. They left the scene untouched until antiquities experts arrived, and helped remove debris as experts investigated the site.